Le mot génocide,
sans la définition qui lacère
les bouches fétides,
est cousu de mensonge nécessaire.
Le mot génocide,
sans la définition qui lacère
les bouches fétides,
est cousu de mensonge nécessaire.
Lime tes dents,
toi,
elles rayent les concessions.
Je lime bien mes ongles,
moi,
rubis sur Consuela.
Un homme juif à terre,
le cours de la France
prend la mer.
Un flot de larmes,
en aval des ignorances,
pour un rouleau sans arme.
Les canons qui tonnent
restent muets de son cœur.
La haine ne pardonne
pas le souhait de douceur.
Monsieur Gilles Cohen, remettez-nous
à la France qui vous tient debout.
Un homme s’est éloigné du pouvoir ;
il pouvait alors ne pas correspondre
à l’exercice de notre bravitude.
Nous sommes proches de son histoire
aujourd’hui et voulons en répondre,
contrebalancer la servitude.
J’entends des nains de jardin,
les mêmes qui dansaient
sur la poussière d’un menhir breton,
se réjouir par avance d’une incarcération ;
comme la France, la cellule de ce prisonnier
est trop grande pour eux.
Je reconnais
l’existence d’Israël ;
je ne pardonne pas le pogrom
du 7 octobre 2023 ;
je me souviens du crachat
des Gazaouis
sur les dépouilles des victimes ;
je vois toujours la lumière
des otages dans le tunnel ;
en l’état,
je ne reconnais pas
la Palestine.
France sans parole
On a peine à croire
que la fille aînée de l’église
puisse être généreuse
avec les fils qui ne portent
aucune étreinte à la maternité
juive vivant encore sur son sol.
Territoire inoculé
Le verger où l’on trempe
une pomme dans le miel,
il faut l’empoisonner.
Le serpent, pris de crampes,
remercie pour la dernière année
le frelon du gratte-ciel.
Dieu reconnaîtra les siens
Le drapeau qui n’a jamais renoncé
à déchirer l’étoile de David
peut pavoiser aux nues,
il n’atteindra jamais le Ciel.
La sonnerie du chofar
Traverse la rue sans inquiétude,
croque mon cœur à ton cou.
Notre Nouvel an se tient debout,
l’étoile cligne des quiétudes.