La plume éclose du jardin
au soir et du soir au matin,
vous avez un coup dans l’aile.
Oubliez l’approche de l’été
et prenez soin d’hiberner,
entre consonnes et voyelles.
La plume éclose du jardin
au soir et du soir au matin,
vous avez un coup dans l’aile.
Oubliez l’approche de l’été
et prenez soin d’hiberner,
entre consonnes et voyelles.
La bibliothèque s’écroule
sous le poids des livres
que tu as commis
par l’encrier de service
en un quart de siècle.
Des milliers de vers,
pointerait Céline,
à prendre à la légère,
tant ils témoignent d’une lourdeur
propre à l’homme que tu es aussi.
Et pourtant, ce sentiment à perdre
trouve fantôme dans l’autre rayon ;
Marilyn le sort de l’oubli, l’innocente
d’être allé à la ligne de ses Fragments.
Ils pissent dans le violon de Rieu,
à souffler que je suis le nouveau Drieu
la Rochelle. J’aurai toujours une corde
pour pendre le vent de leur horde.
Issue d’un nénuphar,
une voix quémande
la place du poète.
On lui jette des rires ;
contre mauvais fêtards,
s’essuyer et faire bon têtard.
Charles Juliet avec l’Opulence
de la nuit trône dans ma bibliothèque.
C’est assez lire
que j’abdique toute prétention
à l’acte d’écrire
au miroir de l’édition.
La balance des poèmes
Je me sens
parfois
faible de voix.
Mes accents
forts
passent par cette mort.
Je me sens
parfois
fort de voix.
Mes accents
faibles
passent par cet aigle.