Une langue étrangère
pour les moutons,
une langue familière
pour les loups.
Une langue étrangère
pour les moutons,
une langue familière
pour les loups.
L’été est sur le point
de rendre les flammes.
L’automne va lancer
un incendie dans les arbres.
J’allume la lampe à la fenêtre,
tout ballot des montagnes
qui se tassent au lit. Fine
voudra-t-elle en être
la licence, rattraper mon corps
au feu de sa cerise ?
Les papiers sales
s’accumulent en campagne.
Le parchemin propre
brûle encore dans la montagne.
Les petits de Novalaise
déplacent des montagnes
sur leurs baskets.
Des gentils accompagnateurs
sans charentaises
les aident à alléger le pas.
Au chalet, le feu
fera bombance
de tous ces yeux.