Une nouvelle fiole de haine
s’est déversée sur nos frères juifs
à la plage d’Australie.
Cid naît, se précipite
pour arracher le fusil
des mains de l’obscurantisme.
Une nouvelle fiole de haine
s’est déversée sur nos frères juifs
à la plage d’Australie.
Cid naît, se précipite
pour arracher le fusil
des mains de l’obscurantisme.
Qu’il est loin le pays
où l’on dresse la table
sous la caresse de l’étable.
Qu’il est près le salon
où l’on passe au Mercosur
le dernier champ de blé dur.
Aucun grenier
ne pousse dans les choux
de la commission.
Reprenons le panier
du labourage et du pâturage, si doux
à la nation.
abattues
France, entends-tu les petits bateaux
qui se mettent en trois mâts
pour hisser le sel des sanglots ?
France, entends-tu les volontaires
se précipiter à la barre pour tenir
le cap de l’équipage nécessaire ?
France, entends-tu la vigie plaindre
la terre moite devant, les racines
que l’Europe et la mer veulent ceindre
de branches toutes plus venimeuses
les unes que les autres ? Du baptême,
la Nation redeviendra-t-elle heureuse ?
Maléfice d’éventaire
Le poisson qui se veut pilote,
tu ne m’enlèveras pas l’arête
qu’il ne sent guère le sel
de la terre où l’on sanglote.
Pâte molle
Tu nous vends les défauts
de tes adversaires.
Ce sera difficile de te prêter
quelque qualité au dessert.
Une cordée ne punit pas les autres
Affiche une campagne
riche des montagnes.
N’épuise pas les tripes
que tu verses,
puise dans les équipes
sur la pente adverse.
Par le petit bout
de la sonnette d’alarme,
il en est qui comptent les coups
et font la quête des larmes
à la sortie de l’église.
Les mêmes se voient, comme le fiancé
qui a pris une avance dans la grange,
faire la noce à la mairie. Mais ils mangent
trop le pain de farine noire pour casser
la graine de sénevé avec nous en ville.
Ils ne veulent rien entendre
au peuple de France,
ont pour petite entreprise
de mettre sur écoutes
les relais qui comprennent
son réel, donnent un nom
à tant de douloureux prénoms.
C’est à se demander
si leur façon d’aller à l’idéal
ne revient pas, tout boniment,
à devancer la déroute.