Dans les stalles de départ,
des chevaux martèlent le sol
de leurs gros sabots :
déni, mensonge, censure.
Le tiercé perdant,
parole d’arrivée !
Dans les stalles de départ,
des chevaux martèlent le sol
de leurs gros sabots :
déni, mensonge, censure.
Le tiercé perdant,
parole d’arrivée !
Cela fait dix ans que nous n’oublions pas les attentats islamistes au stade de France en terrasses et au Bataclan
Par la grâce citadine,
les éléphants ont versé
des larmes tricolores
sur le 13 novembre dernier.
.
(Et je ne me trompe pas le moins du monde :
ce fut le cas aussi quand la chaussée
était pavée d’autres bonnes intentions.)
La puce de l’échéance municipale
aux oreilles les irrite ;
le gros sel trouble la fontaine.
Ici, il fait toujours doux vivre ;
Chambéry a goûté l’aigreur du drame.
La rue encore témoigne :
le mouvement qui soigne
la ville à plus d’une nouvelle branche
prend ses ordres aux racines.
Comme hier une jeep américaine
au maquis de Robert Badinter.
C’est carré,
le printemps tournera rond.
Sans battre le rappel
des hirondelles au parcmètre,
je forme des cerises
pour la réélection du merle sortant.
Dans le jardin je cherche sa rosée,
mais la gauche sèche à venir.
Elle n’a plus rien à proposer,
en est réduite à tout interdire.
Ségolène nous revient
sur CNews de bon matin,
avec la beauté du monde
à transmettre aux petites frondes.
Une bravitude touchante,
mais qui gardera les enfants
de toutes ces failles hurlantes
auxquelles la laideur des hommes
s’échine jusqu’aux dernières pommes ?
Qui les regardera en plein cœur
refuser de rendre les honneurs
à la troisième guerre
dont leur patrie ne saurait être la mère ?