Plonge ta plume
dans le puits -
elle sautera de poésie.
Cela te consolera,
pour le dernier temps,
de nos semblables,
qui s’emmêlent les mines
au détroit d’Ormuz.
Plonge ta plume
dans le puits -
elle sautera de poésie.
Cela te consolera,
pour le dernier temps,
de nos semblables,
qui s’emmêlent les mines
au détroit d’Ormuz.
Jette le poing aux orties,
comme le faisait Catherine
pour ton cœur mal assorti.
Ouvre ta paume, béguine
de ma rose ; aujourd'hui et demain,
tu ne seras plus mis en cabane.
C’est ta main et ton chapelet d’âne
que je veux dans mon jardin.
Une missive envoyée -
des impuissants
autour de la table.
Un missile renvoyé -
le sang
du peuple iranien dans le sable.
Vous aviez pris, sous l’humour
de la Foresti, une pomme
pour dégommer le serpent
en pleine poire.
Éden perdu, vous n’avez pas lu
l’écriteau à l’entrée de la ville,
déposé le brevet des armes
qui tranchent avec la forge du jardin.
Quelle ingéniosité pour courir
à la perte de l’Humanité !
Gillepsie gonfle ses joues,
pour retenir le Souffle
de ma trompette...
Tant qu’il y aura des jonquilles
J’aimais bien, aux années collège,
voir les petites fleurs écarter la neige.
Elles ne changeaient pas de place
pour trouver le soleil.
Aux heures de pointe, ils tracent
les fusils, à chercher l’ombre.
Pour les Pays du Golfe,
claire de son sens initial
elle redevient, la France.