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  • : Pascaloup de Savoie
  •  Pascaloup de Savoie
  • : Fenêtre ouverte sur le monde, à plus d'un titre : poésie, sport, maîtrise de l'information...
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31 décembre 2017 7 31 /12 /décembre /2017 15:02

 

Il fut un sale temps à la librairie Decitre

où le rayon poésie était exposé à la circulation

d'une grosse clientèle. Et je compte encor les coups

reçus dans le dos alors que je cherchai une épître,

à l'insu des emportements d'autres fictions.

 

Aujourd'hui, tout va mieux. Les poèmes restés debout

sont découverts à l'abri. Mademoiselle Chang

a compris pourquoi elle était là, quand à la caisse

j'ai déposé "La vraie gloire est ici". Pour François Cheng,

 elle m'a remis le ticket de la première messe :

 

"Voici que le fleuve retourne à sa source,

Que nous terminons notre grand périple."

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22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 15:10

 

Je vous écris une longue lettre

parce que je n'ai pas le temps

d'en écrire une courte.

 

Tu es tout pardonné, Blaise ;

en maths spé de cinquième, nous allons

retourner le sablier haïku sûr.

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 07:00
Qu'offrent-ils? AIDER. Que demandent-ils? Un CONTRAT.

Qu'offrent-ils? AIDER. Que demandent-ils? Un CONTRAT.

 

Le travail mène à la richesse.

Pauvres poètes, travaillons !

La chenille en peinant sans cesse

Devient le riche papillon.

 

(Source sûre : Wilhem Apollinaris de Kostrowitzky,

Le Bestiaire, ou Cortège d'Orphée, 1911.)

 

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 09:13

 

Si je ne m'abuse, vous le traitez de gentil

et de doux rêveur. Vous vous trompez

sur toute la Muse. Gérard de Nerval

ne se lève pas du même pied

que le dormeur du val...

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 13:47
Embellie pulmonaire

Le sentiment d'être oppressé de partir

en week-end n'en mène pas large

le long de l'autoroute.

 

Et pourtant plus d'une goutte

sur le parebrise de ma Clio accusent

la planète d'avoir perdu le chic

des petites gares et du verger.

 

Le péage franchi sans regret,

j'ouvre ma boîte aux lettres

et je reçois un choc en retour :

 

"Prendre le prochain vent

Le nuage facétieux

Comme on prendrait le train

Puis tomber de la dernière pluie

Dans une petite gare

Où jamais personne ne descend".

 

Avec Patrick Chemin, on ne fait plus table

rase de la campagne ; l'humain est affable,

et il met un point de poésie aux phrases

qui se magnent.

 

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