Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Présentation

  • : Pascaloup de Savoie
  •  Pascaloup de Savoie
  • : Fenêtre ouverte sur le monde, à plus d'un titre : poésie, sport, maîtrise de l'information...
  • Contact
16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 08:41

20140614_jeandormesson6-theoucafe.jpg

 

Le 14 juin, Jean d'Ormesson a trempé

ses yeux bleus dans le "thé ou café"

proposé par Catherine Ceylac.

 

L'immortel, qui aime à penser que

la réincarnation à l'Académie française

prend la forme d'un fauteuil, a bien

voulu aborder en Corse le cancer

dont il a triomphé, même s'il reconnaît

que "l'on devient las en vieillissant".

 

Mais l'homme n'est pas pressé

de reparler de la mort avec François

Mitterrand. Loin de se dire "pieux",

il reste néanmoins proche du "mystère

de Dieu" et son "dernier" ouvrage publié

par sa fille Héloïse ne ferme pas cette porte

de l'intelligence, déjà ouverte par Pascal.

 

"Comme un chant d'espérance", voilà

un livre à vivre en ce 16 juin, où deux

anniversaires prendront toute la lumière :

88 bougies pour lui, 57 pour bibi.

 

 

 

 

 

Repost0
15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 14:43

800px-Androsace_alpina.jpg 

"Ecrire est un acte d'amour",

disait Jean Cocteau.

 

Et sur cette page rouge le coeur

de la poésie bouge toujours.

 

Renée Bertrand, grande dame

des lettres en Savoie, vient de tendre

sa belle âme à l'au-delà.

 

Nous nous souviendrons

de son regard qui apportait

tant de lumière à Terre-Noire :

 

 

Au Petit Saint-Bernard, pousse une soldanelle

Si mauve et si bleutée en son jupon frangé,

Que le merle de roche en la voyant si belle

L'espace d'un instant, sur elle a voltigé.

 

Au Petit Saint-Bernard, fleurit une androsace

Si blanche et si fragile en ses reflets rosés,

Que le torrent sonore aux aiguilles de glace

L'auréole d'écume et d'éclats irisés.

 

Au Petit Saint-Bernard, dans la combe polaire

Où la neige est rouilée en ce froid jour d'été,

Les marmottons joueurs naissent à la lumière

Et s'ennivrent d'azur, d'air vif et de beauté.

 

Un peu plus haut, pourtant, change le paysage;

Tout devient fort sévère au long des grands pierriers;

Le glacier du Ruitor, en un cirque sauvage

Blafard et miroitant, domine les sentiers.

 

En ce rude décor, au lieu-dit Terre-Noire,

De jeunes résistants tombèrent, mitraillés,

Et peut s'enfuir le jour, et peut tourner l'Histoire

Jamais je n'oublierai les copains fusillés.

 

Androsace du vent, blanche comme colombe,

Evoque encore pour nous l'affreuse adversité

De ce gars de seize ans, qui dut creuser sa tombe

Avant de basculer dans son éternité.

 

Sa jeunesse est ennous, les Partisans rebelles

Dont le coeur bat toujours au cri de "Liberté!".

Si nos cheveux sont blancs, nous demeurons fidèles

Au grave rendez-vous de la fraternité.

 

Vers la fin de juillet, par dessus la frontière,

Valdôtains et Français de la si longue nuit

Retrouvent en commun la lande familière

Et l'emplissent de chants, de drapeaux et de bruit.

 

Soldanelle de paix, quand nous serons en terre,

Indifférents à tout jusqu'à la fin des temps,

Raconte Terre-Noire au passant solitaire

Et l'atroce trépas de jeunes combattants.

 

Dis lui... Dis lui surtout que pour la Bête immonde

Il ne peut exister ni pardon, ni pitié;

Que l'homme doit veiller pour que, de par le monde,

Le fascisme maudit soit chaque fois châtié.

 

Renée Bertrand, cité dans Les Cahiers du Ru, n° 26/hiver 1995/96.

Repost0
17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 13:46

Charivari.jpg

Une bonne table à Paris / Gilles Pudlowski

 

"Ceux qui ont créé les mots croyaient au délire",

annonçait l'ami Platon au banquet.

 

Ce faisant, l'Espace Pandora nous invite,

d'ores et déjà (la date limite d'envoi est

le lundi 3 février 2014 ! ), à lever nos vers

à la santé d'une telle frénésie littéraire...

 

Un tantinet hurluberlu, l'été nous laisse

pourtant avec raison le temps de dire ouf.

 

Sauvée des eaux vives, la jeunesse brevetée

de Novalaise en prend ainsi pour son aise.

Elle peut être promise au bahut, la voilà

qui refuse de s'enlivrer davantage.

 

Sur la plage de Pré-Argent, la seule ruée

vers l'or qui vaille revient à boire à tire-larigot

le nectar des berlingots.

 

Il n'y a pas de bonheur sans zigzag

et on a toujours besoin d'ambiancer sa vie.

Alors pas question d'un drapeau rouge

pour stopper le charivari des vertes années.

 

Faribole et tohu-bohu font un si bon 

ménage que le marchand de sable attendra

aussi d'être timbré.

 

Affranchis par le soleil, nous pourrons

prendre la rentrée au pied de la lettre.

Repost0
10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 16:28

SUNP1024.JPG

                        Anissa dans le rôle de l'autrice - serveuse appliquée, en 1979

                         à l'hôtel - restaurant le Château, sur les hauteurs d'Étretat.

 

D'un naturel confondant, Madame Swiatly

a très vite détendu l'atmosphère.

 

SUNP1027.JPG

 

Au fil de ses réponses et de ses ouvertures

généreuses, notre cercle a résolu la quadrature

du problème : " Gagner sa vie sans perdre ses rêves..."

 

SUNP1039.JPG

 

Elle a mis l'accent sur les origines qui nous inspirent

et nous déterminent, comme amorcé un atelier

d'écriture avec cette lecture :

 

"Je viens de la Lorraine, des aciéries, de la langue

allemande, des bleus de travail, de la soudure,

des ouvriers exploités et du zéro en dictée.

Je viens des grèves, des manifs, de l'indignation.

Je viens aussi de l'ennui.

Je viens des livres lus dans le désordre de la

maigre bibliothèque familiale, de Léo Ferré,

de Led Zeppelin, de Violette Leduc, de Fassbinder,

de Varda, de Nina Hagen, de Niki de Saint-Phalle...

Si je crois savoir d'où je viens, je ne sais pas toujours

où je vais et c'est tant mieux."

 

Rassurés, nos jeunes sont remontés

aux sources de leurs propres voix. 

 

SUNP1052.JPG

 

Repost0
10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 10:27

100_0006.jpg

 

Voici donc, chère madame, les joyeux drilles

de 3ème A, qui ont pris, sur le chemin de l'écriture

de soi et de la découverte du monde professionnel,

quelques couleurs, auxquelles madame Palette,

leur professeur de lettres modernes, n'est pas étrangère.

 

Mais ils sont encore un peu pâles, à l'image

de ces candidats à l'embauche dont le profil

est appelé à faire face à une patronne 

de littérature et de vie.

 

Il n'empêche, Clémence et Mathieu

vont maintenant revenir sur votre parcours,

tant il est vrai que la trace bleue fait rêver.

 

 

Repost0