Philippe Jaccottet vient de s'éteindre ;
je laisse toute la place au malheur...
Comme quand le vent du matin
a eu raison
de la dernière bougie.
* Extrait du groupe Leçons / volume 277 de la collection Poésie,
regroupant aussi À la lumière d'hiver, Chants d'en bas
et Pensées sous les nuages ; éditions Gallimard, 2011.
Treizième minute vingt deux secondes, top poésie avec l'éclairage de Mandelstam http://www.pascaloupdesavoie.fr/2016/10/la-premiere-nuit-de-staline.html
Sur la voie rapide urbaine,
où circule un monde pressé
d'en finir, Clio s'arrête à France Culture.
Deborah Levy, une poétesse britannique,
avance l'idée d'une écriture sans masque
et en même temps intimidante à souhait :
" Mon but est que mon regard puisse croiser
le vôtre et puis que l'on détourne, peut-être,
le regard ensemble. Il y a quelque chose d'érotique
dans ce moment où l'on détourne le regard ".
Cela nous change de la laideur
d'une certaine Amérique. Une poétesse,
qui a fait beaucoup pour que les états d'âme soient unis,
vient d'obtenir le prix Nobel de littérature. L'important,
c'est de voir la poésie sur le devant de la scène ;
le fait qu'elle soit femme appartient aux coulisses.