Le monde semble déterminé
à jeter une enclume à qui le défigure ;
la poésie avance en terrain miné,
sur la pointe d'une plume de revoyure.
Le monde semble déterminé
à jeter une enclume à qui le défigure ;
la poésie avance en terrain miné,
sur la pointe d'une plume de revoyure.
Dans la coulisse de Saint-Barth, un ami chante
encore : " Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir ".
Pardonnons-lui ce cyclone.
Si les pages n'étaient pas noircies,
il n'y aurait aucun espoir de littérature,
de lecture ; aucun premier roman
ne verrait le jour et nous serions,
aujourd'hui, bien incapables d'allumer...
le feu d'une rencontre précieuse.
J'ai entrepris de laisser trace
d'un pays. Celui de mon cœur. Hélas !
dans ce rêve d'une étreinte au fil de la rivière,
le monde ne relève aucune empreinte familière.
* Si cela vous chante de participer au projet du poème le plus long du monde,
intégrant l'insatisfaction " je suis la poésie qui se mord la queue ",
prenez sur les choses de votre vie de quoi gesticuler pour le meilleur.