Dans la salle d’attente
du service IRM,
qui ne sait plus où donner
de la tête avec tous ces crânes
(sans pour autant rester en carafe,
mériter une grosse baffe d’Astérix),
j’ai parcouru le monde n’est jamais fini
de Catherine Leblanc, publié par
la Renarde rouge à Véron
(à deux roues de vélo de Sens :
interdit de perdre ses moyens
dans la côte de la Grange au Doyen).
Relevé un bel écho
à ceux qui trouvent bon train
de condamner l’excès de jeunesse :
" Soudain les enfants
Crient dans le jardin
Et un ballon vient rebondir
Dans mon poème ".
Pour la manipulatrice
d’électroradiologie médicale,
en peine à voir une veine aux bras,
ce sera le dos de ma main droite.
Injection faite, je suis dans la cabine
- pas bouger l’ancien !
J’entends des morceaux de techno,
inconnus aux petites oreilles
dressées de Chloé et Caïssa :
pourvu qu’ils ne fassent pas grossir
le microadénome de la dernière piste !
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