Rappelez-moi Norway,
la France a fait sombrer
le soleil du fjord.
J’en ai tiré une corde
pour hisser le drakkar
jusqu’au Christ de Rio.
Rappelez-moi Norway,
la France a fait sombrer
le soleil du fjord.
J’en ai tiré une corde
pour hisser le drakkar
jusqu’au Christ de Rio.
Messi marche sur l’océan,
l’Argentine le vénère.
Un cordonnier trouve plus seyant
le soulier du Cap-Vert.
Le tableau courbé
par dix mois de dévouement,
les professeurs s’attablent
sous le préau. La fable
aux fraises file une tarte
au corbeau sorti du bois.
Le seul ramage digne
d’être écouté n’enlève rien
à la six-chevaux des vacances ;
faisons le plein d’insouciance.
Une civilisation met la mort
dans sa trousse de soins.
Le vieillard s’éclaire encore,
à la venue d’une abeille
sur le bord du lit. Loin
le désespoir de tout à l’heure ;
il y a du rab de soleil.
Dans le couloir, reste le confesseur.
Le cœur émis à neuf, nous prenons à témoin les corps qui le sont moins. Je ne trempe plus ma fièvre dans l’eau bénite du tronc des âmes du purgatoire. Angie m’ouvre ses lèvres, je leur trouve un goût de pomme ; « y’en a », ajoute-t-elle au comptoir.
Nos fiançailles, à qui les annoncer ? Ma mère et mon père ont élu domicile au Juste Ciel. Ont-ils la faculté d’ouvrir une fenêtre sur l’affection de rattrapage ? Il me reprend d’insulter le passé silencieux au jardin de leur satisfaction.
Une blonde platine met en face B « too late » ; elle sonne les matines pour notre Journey after eight.