Elle n’est pas faite pour toi,
assènent ceux qui n’imagineront jamais
l’autre - le grand amour, quoi !
Tout entier dans le jardin,
tu arroses ton coeur d’une moitié ; l’attrait
de rose t’ouvre au sentiment andin.
Elle n’est pas faite pour toi,
assènent ceux qui n’imagineront jamais
l’autre - le grand amour, quoi !
Tout entier dans le jardin,
tu arroses ton coeur d’une moitié ; l’attrait
de rose t’ouvre au sentiment andin.
Tu sais ton amour
capable de tourner sept fois le jour
dans le puits des raisons impures.
J’en oublie les sourcils qui se froncent,
trouve de beaux cils au milieu des ronces.
Tu sais mon amour
capable de contourner sept croix de nuit
pour cueillir le buis des déraisons pures.
Lors, quittons le continent
des roses flétries. L’île d’Ouessant
frétille déjà du sang de nos sillons.
Les Aiguilles d’Arves ne percent
plus d’omble chevalier au lac
des Cerces. L’Auberge de Plan Lachat
range les tables où le vent et le soleil
s’échangent tant de repas de fête.
Une fleur de mélancolie
alimente la Valloirette.
Monté en neige, dans un fouet,
le hameau de Bonnenuit bercera
tous les sanglots de l’ancolie.
Qu’elles en profitent,
à plus d’une pluie,
les saisons froides ;
l’été reviendra
nous faire cortège.
Avec Danièle et Pierre
je devine déjà,
sur la nappe ressourcée,
une truite fario
fraîchement percée.
Je plonge la cuillère
de mon cœur
dans ta peau de lait.
En terrasse pétrolifère,
elle me quitte la peur ;
aimons-nous, forts de L.A.
Une moue boudeuse
dans son boudoir.
Un loup ! nerveuse
sur l’accotoir.