Mal à gauche, bien à droite,
tu prends à cœur la France,
qui dissimule ses souffrances
aux agents de la mise en boîte.
Mal à gauche, bien à droite,
tu prends à cœur la France,
qui dissimule ses souffrances
aux agents de la mise en boîte.
Notre Civilisation refuse de décroître
comme de multiplier au sol l'accueil
des versets qui se traduisent en deuil
pour la Nation désunie dans le cloître.
Boulevard de la Colonne,
je retire de la tune au guichet blindé.
Il faut que j'achète deux carnets de Mariannes
pour l'envoi du livre de Maman
à plusieurs bibliothèques de sa vie :
Paris 18, Chambéry, Saint-Malo, Sanary...
Un rayon de soleil plus loin,
une femme remplit par terre
sa dernière page. Je lui tends
un billet ; Kafka l'aurait changé
en pièces, histoire d'aller au-delà
du plat unique. La femme serre
de tout son cœur ma main coupable
et j'absorbe sa parole : " C'est énorme."
La gauche considère-t-elle que la liberté
n'a pas le droit de porter atteinte à la sécurité ?
La gauche obtempère-t-elle quand on veut
la stopper en flagrant déni de l'entrisme islamiste ?
La gauche accepte-t-elle de propager l'antenne
qui va au réel en comprenant l'idéal ?
La gauche interdit-elle à l'étoile européenne
de déchirer le drapeau national ?
C'est l'heure de mensonge,
la politique défait les valises
du Pays. Le chemin se ronge
les ongles au fond de l'église.