Aux Antilles françaises, le Président Hollande
est venu souffler le vent de la Mémoire
sur une flotille de braise.
La chair à vif des esclaves,
personne en France ne s'en lave.
Aux Antilles françaises, le Président Hollande
est venu souffler le vent de la Mémoire
sur une flotille de braise.
La chair à vif des esclaves,
personne en France ne s'en lave.
Corps et âme dévoués à la cause de l'éducation,
Lydie a la générosité de porter à notre attention
cet appel lancé par Marc Fouilleul, président
de l'association "écoliers du monde" :
Écoliers du Monde se mobilise pour aider le Népal
et ses habitants : achats de tente et de bâches
pour mettre les villageois à l'abri de la pluie,
filtres et / ou pastilles pour purifier l'eau, nourriture...
Nous avons déjà laissé de l'argent sur place :
des sacs de riz et des bâches ont déjà été achetés
et ont commencé à être distribués hier, dans un premier
temps, dans des villages autour de Katmandou.
Nous utilisons notre réseau de connaissances et d'amis
sur place pour veiller à la bonne utilisation des fonds.
Prochainement vous aurez des infos sur notre site Internet.
Mais d'ores et déjà, vous pouvez envoyer vos dons
par chèque à l'ordre de "Ecoliers du Monde" 19 route
du Timon 38630 CORBELIN, en notant au dos du chèque
la mention "URGENCE NEPAL".
Nous vous tiendrons bien sûr au courant le plus régulièrement
possible de l'actualité et de l'utilisation de votre argent.
N'oubliez pas : 100€ donnés ne vous coûteront,
après déduction fiscale, que 33€. Merci d'avance.
"La vie dure peu sur les hauts plateaux, dans les pâtures,
s'il le faut, on saute dans la mort sans trémolos.
Deux coups de pied en l'air et c'est fini,
qu'ont-ils à trembler avec leurs armes ces deux marins?
Aucun espace pour s'allonger, les uns contre les autres,
il pleut sans abri, nous serrons la laine de nos manteaux.
Nuit de patience, la mer voyage vers nous,
à l'aube l'horizon coule dans la poche des vagues.
Dans notre tas, les femmes au milieu,
un enfant meurt dans les bras de sa mère.
Quelle meilleure destinée, une fin dans un giron,
ils le descendent aux vagues, un chant à voix basse.
La mer enveloppe dans un rouleau d'écume
la feuille tombée de l'arbre des hommes."
Si dura poca vita sugli altopiani, ai pascoli,
se si deve, saltiamo nella morte non come tremolanti.
Un paio di calci all'aria e siamo andati,
cos'hanno da tremare con le armi questi due marinai?
Non c'è spazio di stendersi, appoggiati di spalla
piove senza riparo, stringiamo la lana dei mantelli.
Notte di pazienza, il mare viaggia verso di noi,
all'alba l'orizzonte affonda nella tasca delle onde.
Nel mucchio nostro con le donne in mezzo
un bambino muore in braccio alla madre.
Sia la migliore sorte, una fine da grembo,
lo calano alle onde, un canto a bassa voce.
Il mare avvolge in un rotolo di schiuma
la foglia caduta dall'abero degli uomini.
Erri De Luca, Solo Andate,
Giangiacomo Feltrinelli Editore, Milan, 2005 (!) ;
Editions Gallimard, 2012, pour la traduction
française (Aller simple) de Danièle Valin.
Au plat pays, mes cousins m'ont rappelé
que le nivellement devait se faire par le haut.
Et, à l'écoute de la directrice de Schola Nova,
j'ai admis, avec Victor Hugo, que les racines
contestées s'il en est sur la branche méritaient
d'être plus que jamais constatées...
"Prenons l'origine du verbe servir.
Servire : être esclave, vivre dans
la servitude.
Ce que vous apprendrez dans cette école
ne vous servira pas, ne vous sera pas
forcément utile à l'avenir. Et ça tombe bien :
vous n'êtes pas des esclaves..."
De retour avec ma Clio sans la moindre chaîne
au pays des montagnes, j'ai tendu l'oreille
gauche pour m'assurer davantage que ce brio
ne serait pas l'oublié de notre nouvelle page.
Visiblement toujours pas pour les assassins
sans foi des étudiants de Garissa.
On aimerait que la communauté internationale
se montre digne de s'appeler ainsi.
Il ne saurait être question de sauter une ligne
pour le châtiment du crime.