Les mots de nos jours confortables peuvent
paraître bien pauvres quand il s'agit d'honorer
la mémoire des victimes de l'Holocauste,
mais il faut tout de même les prononcer,
envers et contre tous ceux qui voudraient
réduire le temps de la Shoah au silence.
Et il est ô combien émouvant de constater que la
jeunesse allemande ressemble moins que jamais
au coupable par omission, tant elle se considère
elle aussi responsable de cette transmission.
L'esprit du 11 janvier pour lettre de mission...
Les jours se suivent et nous rassemblent
quand ils ne se privent pas de nous alerter
sur tout ce qui peut réduire l'unité...
Les valeurs de la République seront ainsi
traduites plus que jamais en actes fédérateurs
à l'école et la politique générale fera bien
d'apprendre pour tous les quartiers la grande
leçon de l'intégration.
Le sentiment d'appartenance à la communauté
nationale trouverait, me semble-t-il, un autre
point d'appui avec le développement du service
civique ou (et) le rétablissement du service militaire.
Je me souviens des douze mois passés sous le drapeau
du 35ème Régiment d'Infanterie de Belfort ; nous étions
de tous les milieux, avec une seule et même Nation
pour éclairer nos yeux.
Depuis le 8 janvier, un dessin de Wolinski est projeté
sur l'une des tours de la Bibliothèque nationale de France.
Chaque jour que la laïcité fait,
nous pouvons honorer la mémoire
des victimes de l'intolérance et
lutter pour une République apaisée.
Dans cet esprit, le collège rassemblé
sur les gradins de la cour de récréation
donnera mardi après-midi une grande
portée au "canon de la paix".
La veille, les élèves de 5B auront profité
d'une séance d'éducation à l'orientation
pour dédier leur découverte du métier
de dessinatrice aux caricaturistes de Charlie.
Et, à l'entame de février, les trois divisions
de troisième et celle de 5A, accompagnées
de leurs enseignantes de lettres, se ligueront
au CDI pour jouer de plus belle la carte fraternelle.
La police, les Inconnus s'en moquaient
sans le moindre outrage ;
depuis la semaine dernière, le peuple
a peut-être mieux compris que les policiers
étaient des assureurs de la liberté.