Sylvain Tesson a bien horizon
de remonter les bretelles au monde,
qui ne prend plus la saison
de vivre. Relevons l'empreinte féconde.
Ils mettent les paysages
en ordre pour ravir nos visages.
Ils creusent le sillon
pour remplir nos assiettes.
Ils ont suivi, à leur corps défendant,
un modèle dont on fait le jugement.
Ils continuent de se lever, innocents ;
à la barre du développement durable, étrillons
les accusateurs de mauvais poêle. Échauffer
sans répit les oreilles de la terre contribue
à l'irréparable : chaque jour, en France,
un agriculteur se donne la mort.
Le marchand de sable souhaite
bon jour à la mer. C'est chouette
de flâner au bord du Namib ;
d'un reportage d'Olivia, encor je m'imbibe.