Un homme se retrouve tout seul
sur Terre. Pour s'éloigner du linceul,
il fouille les décombres. Un livre
peut redonner l'envie de vivre.
En le saisissant, ses lunettes
lui échappent. Il les écrase.
Personne ne le chapitre. La planète
espérait cette ultime phrase.
Pour nous protéger et faire face
aux barbares du samedi, elle a le profil.
Sans conteste, que le respect l'embrasse
et elle ressentira moins son devoir fragile.
La minute de silence est passée ;
le grognon de service peut embrasser
une autre rose. Le Président Chirac
n'a pas d'épine, pour quiconque se détourne
de son halo et médit sur sa marque
de République. Où il séjourne
à présent, le meilleur de l'humain sait
que le grognon ne pourra outrepasser la paix.
Au coucher du matin, mon cœur tremble
de tout son accord. Olivier, un collègue poète,
est venu m'apprendre que la France ensemble
a perdu le Président Jacques Chirac. Je souhaite,
tel un bègue en larmes, que les prochains
chefs de l'État républicain s'inspirent
de sa bonhomie sanguinaire, quand réunir
se heurte à la mauvaise volonté. Mais mon cœur tremble
de tout son désaccord. Abondance de crachins.