J'entrevois le bout du chemin ;
déjà mon cœur s'abandonne au fossé.
L'espérance évanouie, seule la main
de l'âme sœur aurait la vertu de me rechausser.
Le fil de ta vie a du mal
à couper l'algue tueuse.
Sur le point d'étrangler
ton vocable en ce monde,
tu aperçois dans la brume
un rocher ; qu'il est doux
ce lichen ! Sur le champignon,
appuie ta prochaine page.
Auprès de mon marbre, j'écrivais miséreux... Aurais-je dû m'éloigner de mon marbre pour naître poète heureux ?
Tu fais grâce de ton appendice
à la poésie place Saint-Sulpice.
Peut-être as-tu une plume,
en tout cas elle est illégitime.
Vois-tu, si des yeux s'allument,
c'est qu'ils n'ont pas lu ta rime.
Les huiles n'en finissent pas
de se répandre en paroles.
Nos enfants, qui sont venues
pour que l'on réponde de leurs actes,
jugent que la cérémonie tourne
au vinaigre. Elles projettent dans mon coin
des sourires éclatants de Vikings ;
comme le chef Grossebaf,
je renonce à faire la tête
au milieu de tous ces crânes.