À l'orée de Sésame, je me suis ouvert
aux souffrances préparées par la montagne
qui n'en finit pas, décidément, de grandir.
J'ai refusé de tomber dans le panneau
m'annonçant des kilomètres de plus à gravir ;
le col m'a récompensé, comme une toute première fois.
Deux étoiles ont manqué à tous leurs scintillements
et il avait le pied long le gardien allemand.
À deux ruches de Saint-Ours,
le petit col du Goléron est rarement
butiné à vélo. Dissimulé à la course,
il fait son miel du moindre passant.
Le frelon asiatique se moque
de mon altitude : 900 mètres plus bas
qu'en août dernier. Je lui rétorque
qu'il fera demain faux bond au combat.
Messi ne marche plus sur l'eau ;
sous le pont de Barcelone, l'écume
bavaroise coiffe toutes les vagues.
L'équipe que deux fleuves arrosent
n'entend pas baisser sa quête ;
elle signe la plaie de Munich.
Ouverte la porte de la finale
déjà pour les protégés de la tour Eiffel ;
Leipzig a envoyé du léger, l'ascenseur est tricolore.