Deux étoiles ont manqué à tous leurs scintillements
et il avait le pied long le gardien allemand.
Deux étoiles ont manqué à tous leurs scintillements
et il avait le pied long le gardien allemand.
À deux ruches de Saint-Ours,
le petit col du Goléron est rarement
butiné à vélo. Dissimulé à la course,
il fait son miel du moindre passant.
Le frelon asiatique se moque
de mon altitude : 900 mètres plus bas
qu'en août dernier. Je lui rétorque
qu'il fera demain faux bond au combat.
Messi ne marche plus sur l'eau ;
sous le pont de Barcelone, l'écume
bavaroise coiffe toutes les vagues.
L'équipe que deux fleuves arrosent
n'entend pas baisser sa quête ;
elle signe la plaie de Munich.
Ouverte la porte de la finale
déjà pour les protégés de la tour Eiffel ;
Leipzig a envoyé du léger, l'ascenseur est tricolore.
Un lapin peut avoir un fusil,
comme de bien entendu.
Un Lyon avec une Winchester,
c'est une autre issue.
Même au cœur de Sainté,
nous ne pouvons qu'admirer
le froid que l'Olympique Lyonnais
a jeté sur Manchester City.
Dans un stade proche du vide (absurde, au regard
de la distanciation observée par les joueurs),
les petits hommes verts ont fait le plein de vaillance *.
Le fait d'être réduits à dix, après la faute pardonnable
de la tortue sur le lièvre, ne les aura aucunement empêchés
de faire tressauter la banque. Ces valeurs d'abnégation
individuelle et d'acharnement collectif qui font,
depuis bien des mines, la réputation de Saint-Étienne
n'auront pas suffi pour embrasser la coupe,
mais hier soir c'est le jeu du PSG qui était en poupe.
L'entraîneur allemand a eu "beau" dénoncer l'opiniâtre
adversité (eh oui, il n'y a pas de ligne Maginot dans la Loire),
Paris ne pourra résister à la critique acerbe de son rendement.
Quant au onze de Sainté, il est tel un nouveau né ;
le beau football se penche sur son berceau.
Reste à bâtir une attaque où les titulaires étaleront leurs vertus.
* croix de guerre pour Moulin, Fofana, Neyou.