Les supporteurs sont revenus se plaindre
au centre d'entraînement. Ils veulent parler
cœur à corps aux joueurs ; rien à craindre.
Entendus, ils se remettent à chanter.
Les supporteurs sont revenus se plaindre
au centre d'entraînement. Ils veulent parler
cœur à corps aux joueurs ; rien à craindre.
Entendus, ils se remettent à chanter.
Le petit garçon fait son sac pour le stade ;
en un crampon, l'adversité se dégrade.
Les gamins apeurés, au cœur des crocs
d'une panthère rose, sont de trop
dans l'exemple qu'il veut vivre ;
l'honneur et la fierté du maillot l'enivrent.
Jusqu'à la dernière goutte de sueur,
de l'ogre lyonnais il se voudra tueur.
Au gymnase, les décideurs ne grimpent
pas à la corde ; ce sont pourtant
des têtes de nœud.
Comme le confessait si bien le pasteur
sans vaccin à son fils aîné dans Et au milieu
coule une rivière, l'effort physique
nourrit le mental. Faute de pouvoir l'exercer
à l'intérieur et au regard de conditions pouvant
se révéler critiques (partage difficile des équipements
extérieurs, météo sans complaisance), les enseignants
d'EPS et leurs élèves auront la faculté de donner
du sens documentaire à la beauté du sport.
À consommer sans modération au CDI
et en salle informatique, ces quelques ressources
à même d'ouvrir encore le débat :
Matilda - pour l'égalité fille garçon,
Lumni - à l'ombre des programmes,
À la poursuite du maillot jaune.
Dix ans après l'exploit retentissant
au stade municipal de notre enfance,
je ne lui jetterai pas le premier rocher
de Monaco pour n'avoir point arrêté
le penalty décisif de Chambéry.
Impossible aussi d'oublier
cette décennie, où ses grands bras
comme autant de vraies pelles
auront empêché l'équipe de Sainté,
qui ramait à plus d'un match,
de toucher le fond.
Alors qu'il soit heureux
dans cette académie de gardiens,
que l'aviron bayonnais football club
lui propose d'impulser.