Un lapin peut avoir un fusil,
comme de bien entendu.
Un Lyon avec une Winchester,
c'est une autre issue.
Même au cœur de Sainté,
nous ne pouvons qu'admirer
le froid que l'Olympique Lyonnais
a jeté sur Manchester City.
Un lapin peut avoir un fusil,
comme de bien entendu.
Un Lyon avec une Winchester,
c'est une autre issue.
Même au cœur de Sainté,
nous ne pouvons qu'admirer
le froid que l'Olympique Lyonnais
a jeté sur Manchester City.
Dans un stade proche du vide (absurde, au regard
de la distanciation observée par les joueurs),
les petits hommes verts ont fait le plein de vaillance *.
Le fait d'être réduits à dix, après la faute pardonnable
de la tortue sur le lièvre, ne les aura aucunement empêchés
de faire tressauter la banque. Ces valeurs d'abnégation
individuelle et d'acharnement collectif qui font,
depuis bien des mines, la réputation de Saint-Étienne
n'auront pas suffi pour embrasser la coupe,
mais hier soir c'est le jeu du PSG qui était en poupe.
L'entraîneur allemand a eu "beau" dénoncer l'opiniâtre
adversité (eh oui, il n'y a pas de ligne Maginot dans la Loire),
Paris ne pourra résister à la critique acerbe de son rendement.
Quant au onze de Sainté, il est tel un nouveau né ;
le beau football se penche sur son berceau.
Reste à bâtir une attaque où les titulaires étaleront leurs vertus.
* croix de guerre pour Moulin, Fofana, Neyou.
J'ai donné neuf ans de mon sport
à l'équipe ; avec moi, ses filets
ont échappé à plus d'un tremblement.
Comme j'aime, je ne les compterai pas.
Aujourd'hui, de pauvres dirigeants
comptent mes émoluments ; voilà
tout ce qui leur importe : le vent mauvais
veut me faire prendre la porte. J'ouvre
encore mon pied à l'entraînement. D'accord
pour reconnaître qu'il est à la relance
un peu gauche, mais l'histoire du club les couvre
de honte. Prendre le gardien, qui a dépassé
en nombre de matchs Curkovic, pour un âne avancé
ne procède que d'un seul coup : l'inélégance.