Tu berçais tes heures,
le dos bien calé au phare,
à regarder la mer.
Tu te vois revenir,
le mistral communiant ;
mourir avec de beaux yeux.
Tu berçais tes heures,
le dos bien calé au phare,
à regarder la mer.
Tu te vois revenir,
le mistral communiant ;
mourir avec de beaux yeux.
Je suis une belle vie,
mes parents ukrainiens
l’ont semée.
Je me fais des cheveux de soleil
en Amérique, pour leur rendre
au centuple le blé d’amour.
Sans le déni des ténèbres
Iryna lève la tête et le cœur,
innocence sidérée,
vers la pourriture encapuchonnée
qui vient de l’égorger ;
elle se voit mourir,
verse ses dernières larmes,
s’écroule dans son sang ;
une grosse femme
sur la banquette d’à côté
est maigre d’un geste,
sort de la rame, tranquillement.
Chaque 11 septembre, c'est la même épine
plantée dans la conscience de l'humanité.
Ce "jour" de 2001, les pompiers de New York
ont tout donné, comme des êtres qui savent
ne pas se distinguer de leurs semblables.
Leur courage a donné naissance
à une magnifique chanson du boss...
. Avec lui, pour eux, prenons le recueillement
de voir encore la rose de l'engagement.
Il donnait de sacrés coups
de collier à tenir
les retenues en laisse.
Plus d’un collègue
ne se retenaient guère
pour l’affabuler d’un bonnet d’âne.
Quelle punition exquise !
Aujourd’hui au collège,
il subsiste des élèves
(en quatrième et en troisième)
qui persistent dans le souvenir
à le discerner du premier prix.
Des profs vont se retrouver
à la grande table,
heureux de s’abreuver
le cœur sec d’une petite fable.
* Un bonnet d’âne pour qui ne récite pas l’IA...
En marge
Qu’elle soit douce l’année scolaire
aux élèves et collègues de ma trousse d’hier.
Pour le mot le plus long
devant les écrans et, au calendrier,
le compte bon
de jours fériés.
L’élève principal
J’aimais bien quand les enfants
me disaient " mettez-vous en rang ",
leur avenir sur le dos
du présent à l’effet rétro.