Ce corps en cendres,
ce cœur en ruines,
il te faut maintenant les rendre
à ma Justice. Tu n’auras pas fait
que des grosses bêtises ;
je me souviens pour le Vrai
de t’avoir vu à vélo porter mon Église
au-dessus de Saint-Étienne-de-Cuines.
Ce corps en cendres,
ce cœur en ruines,
il te faut maintenant les rendre
à ma Justice. Tu n’auras pas fait
que des grosses bêtises ;
je me souviens pour le Vrai
de t’avoir vu à vélo porter mon Église
au-dessus de Saint-Étienne-de-Cuines.
C’est l’heure d’hiver,
tu recules d’un cœur.
Aussitôt sévère
s’avance la première fleur.
Au printemps de sa vie,
ta bouche est restée sèche.
Tu as étouffé l’hymne à la joie
retentissante en calèche.
Tu te trouves si bien à zoner
dans le déni de l’Occupation
que chercher où habite
la France libre
ne t’effleure d’aucun gyrophare.
Attiré à hue et à dia,
tu sors du giron des Lumières,
t’étires mal à la frontière.
Misère précieuse
Les boyaux
de ton peuple
valent toutes les couronnes.
Tords-toi, France,
de ce meilleur,
au lieu de flâner sur les quais.
Elle monte, la charge
de la brigade patibulaire.
Toute la laideur du monde
dans la galerie Apollon.
Ils ont osé s’en prendre
aux bijoux de famille -
Napoléon est effondré.
Waterloo
pour le patrimoine -
soldats ?...
Au fond d’un café,
j’égoutte la jeunesse ;
elle refait le monde.
C’était la mienne,
il y a juste une fronde.