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  • : Pascaloup de Savoie
  •  Pascaloup de Savoie
  • : Fenêtre ouverte sur le monde, à plus d'un titre : poésie, sport, maîtrise de l'information...
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8 juin 2024 6 08 /06 /juin /2024 13:16

 

Ah qu'elles sont jolies

Dominique, Ingrid, Catherine.

 

En chair et en noce, elles me font envie,

pourvu que cela n'attriste pas Jacqueline.

 

Dominique : la fille à la moto (Honda 125 Twin) a le regard si clair

qu'elle abroge toutes les fumées (ou presque...) dans l'amphi de la première année de droit

à l'Université de Savoie, pour laquelle le doyen Decottignies a conservé toutes ses facultés.

Ingrid : le petit ange blond que la sublime Bergman répétait à la perfection, tant et si bien

que le 30 juin 1990 dépose encore et toujours plainte

contre le silence gardé en l'étreinte de la regarder.

Catherine : une amie d'enfance, devenue l'ennemie de mon insistance,

avec comme point d'orgue le fameux " Je te déteste " pour la Saint-Valentin de 1987.

 

 

I"ll never be so wrong

 

18 novembre 1986, bourse du travail à Lyon,

Jean-Louis m'a confié la recette de Free Music.

Backstage, Kim Wilde me croise,

un " Hello boy " sur ses lèvres framboise.

 

C'est son anniversaire. Un blouson de cuir

cache ses soleils. Cathy ne s'est pas gênée

pour éteindre encore ma bougie. Je ressemble

à un " Pauvre mec ", aimerait Agnès Soral.

 

J'ai pourtant un cœur de fiançailles.

Un cœur de fiançailles... Voudrais-tu faire rire ?

Valérie ( À la limite du désert, La Vague des hiers ) ;

Olivia ( L'amour domine la solitude, Du sentiment à perdre ) ;

Émilie ( Chant de ruines, Les reproches n'éloignent pas,

Traces d'un pays).

 

Gros chagrin

 

Il se venge sur le corps

Du cœur laissé pour mort.

Vous pouvez vous fier à son apparence,

Elle a accumulé de la souffrance.

 

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8 juin 2024 6 08 /06 /juin /2024 10:39

 

Rue Saint-Denis, tu n'as pas rencontré

Sandra comme Paul Auster et joui

de son corps au cœur de Baudelaire :

 

Mère des souvenirs, maîtresse des maîtresses,

Ô toi, tous mes plaisirs! ô toi, tous mes devoirs!

Tu te rappelleras la beauté des caresses,

La douceur du foyer et le charme des soirs,

Mère des souvenirs, maîtresses des maîtresses!

 

Au Bourget, tu as rencontré

Andrea, de Timisoara mon amour,

avec ton cœur de brêle :

" Il faut bien que le corps exulte ".

 

 

* Le poème de Baudelaire, récité les yeux fermés par Sandra,

fleur du mâle, figure au propre de la " Chronique d'hiver ", 

publiée par Paul, avec une traduction de l'américain

signée Pierre Furlan, aux éditions ACTES SUD en 2013.

 

Andrea

 

Elle sentait si bon à la table

Des mots. Elle m'a donné son corps

Pour y vivre. Le cœur sorti de fable,

J'ai vibré d'un amour sans tort.

 

https://librairie.bod.fr/les-reproches-neloignent-pas-pascal-verbaere-9782322187225

 

La dernière tentation du cycliste

 

Escarpins plantés au bord de la route, montrée

du doigt par les passants honnêtes, la fille présumée

perdue m'arrête et donne de la voix : " Tu viens, Biloute ?! "

 

Je pourrais, du même coup, perdre le nord

mais l'oasis, qui hante mon cœur en corps,

me souffle (comme au légionnaire Coluche)

une réponse sensible aux charmes

mouvants du désert : " Où ça, Madame ?! "

 

https://www.leseditionsdunet.com/livre/lamour-domine-la-solitude

 

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3 juin 2024 1 03 /06 /juin /2024 16:48
Source photo : Marion K., 28 mai 2024 / Facebook

Source photo : Marion K., 28 mai 2024 / Facebook

Deux canards dans un ch’ti café 

et c’est parti au lac pour la traversée 

de Marion, douée à plus d’une nage

en ado trouble ; pas de canot de sauvetage.

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3 juin 2024 1 03 /06 /juin /2024 08:33

 

Éloigne-toi de tous ces gens ;

beaucoup ne veulent rien apprendre.

 Laisse-les se croire intelligents

de leur phénix et de tes cendres.

 

Le froid modifie la trajectoire d'un poisson

Nous avons eu le bonheur littéraire                de rencontrer, pour un cercle de lecture            en troisième, l’humanité profonde de  Pierre Szalowski et Lionel Salaun (Le retour de Jim Lamar) au Manège de Chambéry, à l’occasion toujours neuve du Festival du Premier roman.

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2 juin 2024 7 02 /06 /juin /2024 09:02
A l’école du bonheur

A l’école du bonheur

Le cystocath a donné sa langue

aux souris de l’hôpital. De nouveau,

j’entends les soignantes parler d’autant

plus de la vie, de leurs choses humaines,

qu’elles doivent faire face à la maladie

et à la mort. Je ne perds rien à les écouter ;

mon cœur a encore faim de ce qui nous dévore.

Source pure et dure : Boris Vian  « Ils cassent le monde », in « Je voudrais pas crever » (poésies 1951-1953), Jean-Jacques Pauvert, édition posthume de 1962.

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