Cet homme pauvre d'un moi comme jamais,
écoutez-le mouliner dans la butte.
Absent le porte l'amour en ménage,
il donne du chant au rétropédalage.
Prêtez attention à sa chute,
elle sera riche d'un joli toi de mai.
Cet homme pauvre d'un moi comme jamais,
écoutez-le mouliner dans la butte.
Absent le porte l'amour en ménage,
il donne du chant au rétropédalage.
Prêtez attention à sa chute,
elle sera riche d'un joli toi de mai.
Entre les étals du marché, il y a trop de donneurs de tracts ;
Ingrid m'a pris le bras pour raccourcir ce passage indélicat.
Nous avons décidé de finir la matinée par nos humanités
à la librairie Garin.
J'ai commandé (sans ordonner) la version française
de La lingua geniale, signée Andrea Marcolongo ;
à la caisse de résonance littéraire, Céline m'a prévenu
que ces feuilles fortes n'arriveraient pas avant l'automne.
Aucun problème. Qu'il est bon de donner du temps au temps !
Promesse de civilisation acceptée, Ingrid a reçu une Rose.
Chez elle, une nouvelle lecture de l'entrevue accordée
par l'auteur à Dominique Dunglas (dans Le Point) a séparé,
plus qu'hier et moins que demain, toute épine de notre parfum :
"Je suis tombée amoureuse du grec. C'est comme un amour
entre deux personnes : on progresse par degrés de connaissance,
ça demande des efforts et du dévouement, et si on commet l'erreur
de le croire acquis on risque de le perdre."
Pour la première forge des vacances, nous avons eu droit
à un documentaire de toute humanité, qu'il nous sera possible
de revoir quelques jours encore. Gérard Depardieu s'est toujours
attaché à crever l'écran de fumée, n'en déplaise à la correction
de l'image qui peut avoir la passion des sondages.
Brut du Dédé et de la Lilette, Cyrano de Châteauroux a aussi
le nez qui s'allonge des profondeurs de Barbara ; au cinéma
comme dans la vie, le plus beau devoir d'amour c'est lui.
Le défi lecture autour de l'autobiographie et du récit d'enfance
a donné l'occasion à Cécile, qui ne compte pas pour rien,
d'ouvrir au CDI un atelier faisant l'apostrophe belle
à "une vie soumise à la nécessité".
Dans l'obligation d'être attentives devant cette émission
que la littérature regrette plus que jamais, les différentes
équipes ont réussi à compléter le script ou à relever une
phrase terrible : "J'écris peut-être parce qu'on n'avait
plus rien à se dire."
Un témoignage poignant qui pourra éveiller
une résonance profonde pour tous ces ados
appelés à leur tour à changer de monde.
Comme par miracle un jour de sabbat,
une vieille dame courbée sous une arcade
qui oublie de sourciller a redressé le port
de son enveloppe humaine.
La coupe aux fièvres qu'elle nous tendait
a une glace italienne sur ses lèvres désormais.
Devant cette ligne retrouvée, personne n'ose
quelque chose d'indigne éprouver.
En son honneur, on pourra également s'amuser
de la voir mobile au musée de l'automobile.