Tu sais que tu tiens aux Bauges
quand t'arrêter à Aillon-le-Vieux
te donne un coup de jeune.

Tu sais que tu tiens aux Bauges
quand t'arrêter à Aillon-le-Vieux
te donne un coup de jeune.

Vendredi, à la dernière sonnerie du jour,
tout le collège s'est rué vers les transports.
Chaque élève pouvait se croire couvert d'or,
comme si le podium du cross faisait encore un tour.
Samedi, sur mon vélo à l'eau claire,
j'ai perdu ce grand développement.
Que c'est triste une école qui n'a plus d'enfants
pour prendre le car, printemps comme hiver.
Nous sommes d'accord, le morceau
date des années 80 et le palais des sports
de Grenoble ne lui fait plus guère de conduite.
Reste que la bravoure n'a pas déposé
les armes et qu'il me plaît de voir Mark
à la guitare et Guy à l'orgue rivaliser
d'application sur le front de la fraternité.
Elle te dépasse d'une taille de vie, se dirige
vers toi d'un sourire simple comme bonjour.
Elle t'annonce le deuxième enfant de leur amour.
Tu défailles pour de gros, interdit
à tout jamais de lui porter du sentiment.
Elle se penche sur ta joue droite et te délivre
la bise du pauvre archétype. Point final de ton livre.

Off, 1899, Edmund Blair Leighton