Je suis un connaisseur de bateaux.
J'ai vu ce bateau-là, je l'ai examiné,
je l'ai jugé. D'après sa ligne, sa coupe,
son gabarit, ce bateau-là ne peut pas chavirer.
Vous plaisantez !? On l'appelle le sous-marin,
de Sanary aux Embiez. Il a une hélice
qui annonce droit devant "de profundis".
Juste avant d'emprunter la montée
de la Sainte Face comme de la chapelle
consacrée à Notre-Dame de Pitié,
j'ai déposé dans l'urne de la plage
mon bulletin pour la plus jolie fille.
Il m'a semblé qu'elle prenait du plaisir
à faire lire sa vie aux hommes,
sans qu'il soit question pour eux
d'apporter quoi que ce soit au chapitre.
Heureux comme un roi sans bâton merdeux,
j'ai retrouvé la tour à Sanary. Un peu
plus phare, la diagonale du "fou de Bassan"
m'a poussé sur la plage de Bonnegrâce,
où j'ai disposé le campement, à deux frites
des moules, comme au bon vieux temps.
Échec cuisant tout de même. La reine
ne m'a pas rejoint. Un cavalier, avec un z
qui veut dire zut, m'a rappelé qu'elle ne voyait
plus le jour sous la lavande. J'aurais voulu
l'oublier. Ne me secouez pas, tous les soleils
de ma jeunesse dament le pion aux larmes.