La vie ne saurait, ici, être cavalière ;
dans le pré, les chevaux bonheur
des Vikings secouent leur crinière.
La vie ne saurait, ici, être cavalière ;
dans le pré, les chevaux bonheur
des Vikings secouent leur crinière.
Au pied du phare, nul filet d'empêchement ;
les femmes incrustent l'horizon, de tout l'amour
qu'elles portent à leurs hommes, qui endurent
la mer des épreuves pour les rendre heureuses.
Sortie d'une cabine de plage,
une fille nous hurle sa chair.
Réfugié dans un coquillage,
j'entends le murmure de la mer.
Entre lacs et collines,
les regards de torchon
ne sont pas au menu.
Les deux Isabelle, mais unique
est chacune d'elles, comme Loïc,
Espérance et Françoise,
déplient leurs serviettes et nouent
avec moi un fort bon appétit ;
nous avons de l'égalité humaine le goût.
Au lac de La Thuile, vinaigre
il ne fait toujours pas aujourd'hui.
Ma serviette a oublié de s'allonger maigre
et, pour ma part loin d'être rabougri, du rab
de spiruline je demande après le premier papillon.
Dans l'halo bleu, le fait de nager en solo trouble
reprend peut-être vertement ma respiration ;
au bord de Chignin, une jolie fille
brasse l'air de mes turpitudes.
Je lui fais un signe de promesse ;
à deux bras, Michel Magne d'une autre ivresse
me nourrit : il tenait un étal à Novalaise, autrefois.