François Hollande est venu réincarner
le temps où l'humanité et le pouvoir
avaient le même visage. Des collégiens
du Touvet, renforcés par une légion
du Grand Som, ont éveillé son attention
par l'essentiel en questions. Contrairement
à certains journalistes, les jeunes ont accordé
plus d'importance aux réponses. Leur illustre
interlocuteur a ajouté une dose d'humour aux lustres.
Les citoyens en bon devenir se souviendront
longtemps de cette rencontre ; Mathéo ajoute :
" J'étais heureux, car pour moi il reste le Président."
Pourquoi as-tu de grandes dents ?
Pour manger le Président.
Le petit loup des Terres froides
chaperonne une idée de premier tour :
les gens qui ne sont rien traversent la rue
pour écarter celui qu'un collégien a appelé Manu.
Fidèle du président Hollande, j'avoue
que cette idée me plaît. Pour lui donner
plus de consistance, il faudrait que l'opposition
de gauche et l'opposition de droite décident de marcher
dans les clous de l'intelligence. Celle d'un candidat unique,
pour chaque camp ; non aux petits bonhommes et aux petites
bonnes femmes : une option encore désœuvrée.
Le petit loup des Terres froides ajoute au bout du fil
de l'épée que Marine est sûre de faire touche
pour le second tour. J'abonde dans cette botte
et enfonce : si le représentant de la marche hautaine
est qualifié, je choisirai sans remords de m'abstenir.
La douceur et la France, monsieur Trenet,
ne sont plus du même pays. Elle se rencontraient,
quand n'existaient pas ces réseaux qui se prétendent
sociaux et qui constituent autant de bandes
d'idiots. Pour preuve, ces rendez-vous donnés
comme chronique de deux morts avancées.
Celles de deux ados, à peine sortis de l'enfance,
dans le champ d'horreur où la valeur de la vie offense.