Une certaine gauche, qui prétend encore incarner le camp
du Bien (alors qu'elle régularise les délinquants
récidivistes et cautionne l'entrisme islamiste),
appelle à manifester le 16 octobre contre la vie chère,
l'inaction climatique, sur lesquelles l'extrême marché prospère,
et délibérément sectaire pointe de son auriculaire l'extrême droite
qui " tire parti de la désolation pour avancer
ses pions racistes, sexistes et liberticides ".
Surtout, que la Nupes continue jusqu'en 2027
à s'éloigner du peuple originel comme à stigmatiser
celles et ceux qui représentent la défense
du pouvoir d'achat, le sursaut de l'énergie nucléaire,
le respect de la police, de l'armée, du drapeau
de la Nation piétiné par l'étoile européenne,
la culture de l'agriculture, des territoires ruraux
et des traditions qui donnent le goût de l'extrême France.
Applaudissons monsieur Jean-David Morvan,
qui a généreusement répondu à notre appel.
J'en profite pour saluer l'association du festival
de bande dessinée de Chambéry,
à l'origine de cette rencontre,
et pour remercier madame la Principale.
Il nous est donné aujourd'hui de nous souvenir.
D'abord de Louis Jouvet, maître de théâtre
pour le film " Entrée des artistes ",
d'où il exhortait une troupe
à " mettre un peu d'art dans sa vie
et un peu de vie dans son art ".
Jean-David Morvan, vous vous inscrivez en vrai
dans ce sillage, tout en creusant votre propre sillon,
tant votre art du scénario est habité par la vie.
La vie d'Irena Sendlerowa, de Simone Lagrange,
de Madeleine Riffaud, trois figures féminines
de la Résistance, la vie de l'Enfant-Loup,
dont la cicatrisation pour reprendre vos mots
se sera faite " au petit bonheur la malchance ",
prélude à l'anéantissement du maquis du Vercors.
Je crois pouvoir avancer que nous avons,
toutes et tous, une tendresse particulière
pour Madeleine.
Madeleine, c'est
" Le démenti des fleurs au vent de la panique ",
comme l'écrivait si bien Aragon à la débâcle de 1940
avec le poème " Les Lilas et les Roses ".
Madeleine, c'est
le grand horizon dans la patrie.
Madeleine,
c'est le linge ensanglanté de la rébellion,
étendu(e) récemment à l'hôpital Lariboisière.
De tout cela et de bien d'autres choses,
parlons maintenant avec les partisans
de troisième C et de troisième A,
entraînés par leurs professeurs d'Histoire.
Permettez-leur de nourrir le feu
de votre mémoire, à l'aune de quelques questions.
Extrait du recueil "101 poèmes sur les femmes ", choisis et présentés par Patricia Latour, publiés par Le Temps des Cerises, et cueillis par votre serviteur le 24 décembre 1997 à la librairie Jean-Jacques Rousseau de Chambéry.
Relève-toi aux temps modernes de l'oubli,
m'a intimé le porteur du DVD des 7 vies
d'une femme. Et la bibliothèque s'est fendue
d'un livre que l'on m'avait autrefois tendu.
Ce poème de Madeleine, j'en parlerai
jeudi matin à Jean-David Morvan, mais
je le soupçonne de tout connaître d'elle
et de ses linges ensanglantés de rebelle.
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Jean-David Morvan, scénariste d'une BD partisane du grand effort de mémoire,
et Dominique Bertail, dessinateur maquisard du bleu profond,
réunis en service commandé par Madeleine Riffaud.
Crédits photo : Bakhti Zouad, le Courrier Picard /
librairie Bulle en stock, Amiens, février 2022.