Une élection nous est chère,
ce soir du 10 mai 1981.
Nous pensons que la Gauche
n'aura jamais le sommeil du loir.
Aujourd'hui, elle laisse la liberté des uns
porter atteinte à la sécurité des autres.
Une élection nous est chère,
ce soir du 10 mai 1981.
Nous pensons que la Gauche
n'aura jamais le sommeil du loir.
Aujourd'hui, elle laisse la liberté des uns
porter atteinte à la sécurité des autres.
Au vœu des mille bornes,
la Première ministre joue
son va-tout sur cent jours.
Mille excuses en morne
Macronie la France lui voue ;
Waterloo a d'autres atours.
Ma douce, qu'il est noir le chemin
promulgué tout schuss d'une main,
dont la ligne de tête immature coupe
celle où les cœurs se recoupent.
Il existe un début de tentative à gauche,
pour ne plus sombrer dans le ridicule
des minorités mugissantes,
et le petit doigt de l'impuissance sectaire
pointé sur le camp qui porte
un amour extrême à la France.
Bernard Cazeneuve et Fabien Roussel l'incarnent,
à l'éveil d'une politique renonçant aux vieilles carnes :
la sécurité et le bien du peuple nourriront leurs soucis.
Une centrale syndicale a pris la liberté
de choisir une femme à sa tête.
Le mégaphone de la fraternité
restera-t-il au ras des pâquerettes ?
Une pauvre fille est née de la méprise