Au supermarché du coin, une petite mémé
exaspère la file qui refuse l'attente. Pépée l'encourage
à approvisionner le temps. C'en est trop, on la dévisage
salement. Ces gens de rage, quel bonheur de les retarder !
Au supermarché du coin, une petite mémé
exaspère la file qui refuse l'attente. Pépée l'encourage
à approvisionner le temps. C'en est trop, on la dévisage
salement. Ces gens de rage, quel bonheur de les retarder !
La vie de nombre d'Allemands n'est pas
un long fleuve tranquille. Ils cèdent à
la méchanceté, devant l'afflux des migrants
qui ont pourtant traversé une mer de vinaigre.
L'Europe doit s'emparer de cette question aigre ;
la poésie ose de moins en moins sortir des rangs.
Mais je cite Patrick Chemin, le percussionniste
qui sait que l'exil est toujours triste :
" Noël 2013.
Un enfant roi
Qui ne se souvient pas
D'un enfant pauvre.
Les enfants des dieux
Naissent dans des étables
A Lampedusa.
Qui est ton père ? "
On peut être attaché aux vertus de l'écrit
et accorder à l'autre le "dernier cri"
quand il ose porter sa voix
dans le cercle où l'empathie ne va pas de soi.