Marcel Amont n’est plus en terrasse au buffet de la gare de Toulon. Ma grand-mère, basanée par les soleils de l’été, va le devancer dans l’au-delà avec le sombrero qu’il aura eu la gentillesse de lui signer. J’allonge la parole de l’enfance et demande au serveur Var-Matin. Sur-le-champ, je lis le tableau qui rassemble 48 équipes, des États-Unis au Canada en dribblant par le ...Mexique. La coupe du Monde se remplit de pronostics : je rince mes lèvres avec une finale Espagne - Brésil (la Belgique et la France éliminées par les Ibères, l’Angleterre et le Portugal par le brio de Janeiro). La clé Deschamps, pourquoi la voir perdue avant le 19 juillet ?. Pour son dernier tour, ce serait déjà énorme de forcer la serrure de l’Allemagne en huitième et du Maroc en quart ; une consolation pour les Bleus : l’Argentine restera à la porte de l’autre demi-finale, par la grâce des Lusitaniens (sans judas de sûreté, Messi).
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