Cantine du village olympique, les plats de résistance sont desservis au profit des menus végétalisés. En lutte pour le titre, les athlètes se plaignent ; dur retour à la réalité pour le nutritionniste éveillé à la bêtise. Eh oui, le vainqueur tient au...
Un couloir de l’hôpital Michallon débouche étonnamment sur le stade ; nous étions de si braves garçons. Un demi-siècle a passé ; Patrick, l’arrière droit, devenu ambulancier tirera sa révérence dans deux saisons. Il a toujours le regard fin dribbleur...
Sorti d’une coupe vite réglée, je me suis souvenu que j’étais de mèche avec la cathédrale. J’ai gardé le silence face au Christ et jusqu’au prêtre de permanence. Peut-être s’est-il senti mâle à cette question : « L’œuvre de l’abbé Pierre doit-elle être...
Il se souvient d’une Europe loin d’être gentille : la prise de Berlin pour la liberté, à l’affiche noire de l’oubli ; la nouvelle pierre de Russie, balayée d’un revers de mur ; la volonté d’étendre le soleil de l’OTAN au-delà du raisonnable, d’attribuer...
L’allonge de la guerre a toujours mis les dirigeants minables, et leurs peuples dans les cordes. La bannière des États-Unis fait le songe d’une paix profitable ; raccourcissons notre discorde. "De l'Atlantique à l'Oural" : pour marquer que l'Europe était...
Le bouc, émissaire d’une bande islamiste, fonce sur le rabbin qui a rempli son shabbat. Comme de coutume, Azazel répand l’injure fétide et porte un geste d’infamie. Notre rabbin reste pris en flagrant Élie et en odeur de sainteté. Il sort le grand rouleau,...
Le sang bleu de l’écrivain coule dans sa cellule. Néant plus, la maladie et l’âge le glacent. Voir Naples pour apprendre qu’il vient de mourir sur la plainte de sa plume plongerait dans un cauchemar absolu tous les ardents défenseurs de la liberté expressive....
Ces gens ont tellement péché qu’ils sont indéfiniment obligés de quitter le territoire français. La cale de la métropole est pleine, un courant d’eau froide a le projet de les astreindre à l’escale des baleines. Les marins revenus de Terre-Neuve cautérisent...
Tu restes caché à la face du monde, petit canaillou. Ton profil de fronde a la geste relâchée, pour les gros cailloux. Ils roulent dans la vitrine de BoD. Et voilà, leur mois de mai chante narquois : elle est bonne pour les latrines, cette flèche de jour...
Tu ne porteras jamais d’arme blanche quand tu iras au bal. Tu ne porteras jamais d’arme blanche quand tu te rendras dans un lieu de culte. Tu ne porteras jamais d’arme blanche dans les transports en commun. Tu ne porteras jamais d’arme blanche quand la...
Cocktail Monaco, les verts ont trinqué. Brève de comptoir, tournée générale pour les supporters d’Angers et du Havre. Le projet de notre équipe ne s’attendait pas à ce triste port. Descendre à la cave lui permettra de se bonifier. Prendre des tonneaux...
Les hommes de gauche, autrement dit de mauvaise volonté, en sont encore à lire le Contrat social, à se complaire dans l’illusion d’une France multiculturelle, où la paix s’installe au quotidien sans avoir jamais à élever la loi. Les méfaits de société,...
Au CDI d’à côté, Marion puise une question dans sa Moselle natale : " Savez-vous comment a été créé Internet ? " Des élèves connectent la canne à pêche humaine : " Grâce à un papa et à une maman ; c’est monsieur Internet, comme monsieur Poubelle ; c’est...
Hugo Boris, qui parraine cette édition du festival, montre patte blanche à l’aune de la narration romanesque : elle est humaine ; en aucun croc, animale. Autrement dit, les loups gris pour savoir communiquer entre eux jusqu’au bocage de Normandie n’en...
Tu es venu t’installer sous le drapeau tricolore. Il te surprend, hissé du cœur de son sort. Les militants qui t’assimilaient au mal pour te faire détaler du Pays, où nos valeurs et nos histoires se sont épousées, se confondent désormais en plates excuses...
Philippe Labro répand une poignée de Ciel, pour t’éloigner sacripant de l’orgueil sans miel : " Si nous pouvions, ne serait-ce qu’une fois par jour, regarder la douleur des autres, la petitesse de nos propres affaires prendrait la forme d’un tas de brindilles...
L’effondrement de la France sur elle-même, c’était en juillet 40. Et maintenant ? La ressemblance est frappante. Au quotidien, impuissante l’armée du salut républicain. Pleins espoirs d’excuse pour les barbares des territoires. Ils ne prennent jamais...
Un petit de grâce noire croyait qu’une âme blonde ne pouvait être de ce monde. Au soleil de l’Afrique, en prendre la veille lui était pourtant familier. Sur le balcon, il veut lier innocence ; coupable à plus d’une négligence, je le laisse éclairer la...
Il n’en est pas à son premier halo d’essai. Lui jeter un énième ballot de paille à la figure ne pose aucun souci. Sans la passante suédoise, sa botte de vers touche le fond de l’inertie. Le foin que nous faisons pour la défaite de son aiguille ne risque...
En plein emménagement de nouvelle vie, chassons le naturel qui revient au tombeau, j’ai croisé (le mot s’impose) la manif de la fraction islamo-gauchiste. Dès 2027, à moins que l’Apocalypse ne s’en charge avant les calendes dévouées au peuple de la France...
Petits cons de l’incivilité au palmarès, installez-vous dans les fourberies à gauche. Votre serpillière gardez-la autour du cou, faites sauter le drapeau convenu avec ailleurs sur vos genoux. Vieux cons à la verge de balance, installez-vous en toute loyauté...
Tu sais ton amour capable de tourner sept fois le jour dans le puits des raisons impures. J’en oublie les sourcils qui se froncent, trouve de beaux cils au milieu des ronces. Tu sais mon amour capable de contourner sept croix de nuit pour cueillir le...
La chapelle est bouleversée, l’autel en plein délabrement. Pourquoi allumes-tu un cierge ? me demande une sœur, à l’ombre de la sacristie. Puise plutôt le chant des ruines dans la lumière de mes yeux et laisse couler la bruine sur ton visage ; des perles...
Une noce distribue des croissants, place de l’hôtel de ville. La musique tient parole et joint une danse d’Orient au bonheur. La mariée pose pour la photo, son visage a l’ombre du soleil. J’enlève mes lunettes, poursuivi par une jeune femme à la ligne...
M’sieu, vous avez perdu des feuilles dans la cour. - Merci mon petit, j’éternue de leur deuil en retour. Vois-tu, l’automne, je ne le souhaite à personne. C’est à toi qu’îl appartient, pour l’espérance et la gloire, de poser les jours avec, le printemps,...