En nous rendant l'autre jeudi de bon matin
aux pieds de la si belle Dame de fer, nous
avons tout de même pris le temps de faire
un clin d'oeil à l'exposition que la Cité de
l'Architecture et du Patrimoine accueille.
Paris ne s'est pas fait en un jour et cette histoire
mérite d'autant plus le détour qu'elle aurait pu
prendre bien d'autres visages...
Une balade proche de l'univers de Jules Verne
et que les planches du dessinateur François Schuiten
éclairent de métamorphoses capitales.
Jeudi matin, sur un grand boulevard,
le temps ne nous fut guère donné de faire
entrer le quotidien dans le dictionnaire ;
et, par-dessus le marché aux allures de Noël,
nous avons raté la galerie des Galeries.
Faible heureusement, il en existe aussi une
à Chambéry. Dès lundi (vernissage à 18h30),
elle nous invitera à faire le lien entre la mode
et le cinéma.
les parapluies de cher bourg
Il pleut sur la ville, mais il ne pleure
pas dans nos coeurs, c'est sans doute
ce que voudront répondre à Verlaine
les jeunes voyageurs de 4A et leurs
gentils accompagnateurs à Paris.
La semaine prochaine, il y aura plus
d'une goutte d'ô et nous pensons en
particulier à l'après-midi du 13 qui
pourrait offrir à quelques-uns l'occasion
de donner leurs regards au chat ou (et)
aux poissons venus des tropiques.
Après cinq ans de travaux (pour un coût estimé
à 52 millions d'euros, dont 31 ont été trouvés
grâce à la tournée mondiale des oeuvres
pendant la fermeture), le musée Picasso
nous invite en plein marais à ouvrir "l'oeil parfait".
Ce regard fort ("mirada fuerte"), Pablo l'Andalou
le possédait avant même d'épater la galerie.
Anne Baldassari, commissaire de l'exposition
inaugurale qui va occuper la totalité de l'hôtel Salé
jusqu'à l'été prochain, insiste sur la précocité
du talent de Picasso, à l'évocation d'un portrait
classique d'une perfection incroyable, réalisé
à l'âge de 14 ans : L'homme à la casquette.
La spécialiste du maître ajoute : "Il a passé
toute sa vie à se défaire de sa formation académique.
Son père, peintre, conservateur au musée de Malaga,
lui avait enseigné le métier dès l'enfance. Très tôt, il
a dû conquérir sa liberté."
Force alors de constater qu'il "n'a pas inventé un monde
mais des mondes" et qu'il est "le seul, au XXe siècle, à
s'être toujours révolutionné."