Il pleut sur la ville. Chaque seconde
n'est plus rythmée par son cœur.
La possibilité d'une île abonde
quand tous ses moulins tournent ailleurs.
Il pleut sur la ville. Chaque seconde
n'est plus rythmée par son cœur.
La possibilité d'une île abonde
quand tous ses moulins tournent ailleurs.
Dans un recoin sec comme un cœur
qui veut changer son homme, le bras
désarmé d'une platine m'a saisi.
Sur un format réduit à sa simple expression,
Southside Johnny pouvait déjà avancer
plus vite que Bruce Springsteen.
Le disque n'est pas rayé ; je me souviens
que les seventies portaient aussi loin
de l'anonymat Joe Grushecky...
Avec les eighties, Peter Wolf tombe le masque
de la gloire tardive du J. Geils band ;
pour le remplacer, l'un ou l'autre de ces braves ?
Les vacances m'ont éloigné d'un arbre
de poésie. En guise de chant du départ,
il a levé quelques vers à ma santé. Dans le marbre
nous pourrions les graver. La soif jamais ne sépare.
* Source d'écriture : La nuit des terrasses, Makenzy Orcel, La Contre Allée, 2015.
"vols d'oiseaux emmêlés
dans un espace disparu"
Sur le fameux coffret Tracks,
il y a cette chanson douce
pour qu'une vie ne devienne
pas amère. Le Boss la donnait déjà
à Los Angeles en 1985. Une version
où l'orgue du regretté Danny Federici
et le piano de Roy Bittan se mariaient
merveilleusement, comme le corps
et le cœur sont censés le faire à jamais.