Une équipe de blondes, Cerise et Mirabelle ;
je ne compte pas pour des prunes.
La chambre d’à coté appelle ;
pas de flottille dans la lagune.
Un cri plaintif
réécrit le château d’If.
Une prostate au plus mal,
oublier d’être prostré à l’hôpital...
Elles s’affairent sans relâche
les infirmières, les aide-soignantes.
Le temps file en mille tâches ;
l’étendue, la ville doit en être consciente.
Martine mort-née en 1956,
son corps donné à la science ;
Maman signe seule le sacrifice.
Des petits vers sortent
de la terre ; à lire ils ne portent
pas, quand bien même l'innocence
de Catherine, Do, l'Ange précédé d'Ingrid,
Valérie, Olivia, Émilie, rendrait lucide
l'analyse de ma difficulté d'être en amour.
Cela ne s'arrange pas au sablier ;
seul le bon Dieu accordera une audience
à " ce petit tas de moi ".
Rentré du collège de Villeneuve-l'Archevêque (l'un des points cardinaux de ma vie entre 2005 et 2010), je crois mes yeux au seuil de mon studio...
À la volée de moineaux, les cloches sonnent ;
ce soir, je n'ai besoin de personne.
Brigitte et Serge m'attendent à Sens ;
la porte s'ouvre sur l'amour immense.