Un nouveau sillon. Inutile de se creuser
la cervelle avec des voeux qui iraient
à l'idéal sans comprendre le réel.
Je préfère m'en remettre à la Nature :
quatre saisons suffisent pour débattre
sans traîtrise à la maison.
Un nouveau sillon. Inutile de se creuser
la cervelle avec des voeux qui iraient
à l'idéal sans comprendre le réel.
Je préfère m'en remettre à la Nature :
quatre saisons suffisent pour débattre
sans traîtrise à la maison.
Je sais bien qu'il me faudra l'un de ces jours
sacrifier moi aussi aux courses de Noël,
mais il m'a semblé cet après-midi devant Carrefour
que l'on pouvait, à l'instar d'Albert (Michel Serrault
pour desservir le progrès), avoir plus d'une raison
d'être méchant :
"Comment on a pu en arriver là ? Ce sont les taupes
qui vivent dans des galeries, qui se regardent sans
se voir. C'est hideux ! Ces gens-là avec ces chariots,
c'est eux qui les poussent ou c'est les chariots qui
les tirent ?"
Heureusement, il n'y a pas de surgelés aux rayons
d'un triple plateau ; la Nature est au plus haut degré
la nourriture que l'on dévore de son plein gré.
La vie doit reprendre son cours, mais il nous est
impossible de ne pas penser encore à tous ces
frères et soeurs humains qui rendaient l'amour
plus fort.
L'étendue des sanglots que nous pouvons verser
pour toutes les personnes innocentes assassinées
vendredi soir à Paris dépasse de loin la contenance
du lac de Saint-André. Il n'en reste pas moins que
ce dimanche d'une douceur de France aura permis
à plus d'un marcheur et à plus d'un cycliste d'ajouter
une larme à ce havre de paix.
Juste avant, au croisement des Abymes, les deux chevaux
de la confiance ont opiné de la crinière pour saluer notre
esprit de résistance : la barbarie sera forcément vaincue
par la civilisation. Allons enfants...