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  • : Pascaloup de Savoie
  •  Pascaloup de Savoie
  • : Fenêtre ouverte sur le monde, à plus d'un titre : poésie, sport, maîtrise de l'information...
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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 16:54

Vincent-Peillon-affiche-sa-charte-de-la-laicite-dans-les-ec.jpg

 

Il y a belle lurette, et je pense notamment

à la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat,

que nul à l'Ecole n'est censé ignorer les

grands principes de notre République,

 

mais puisqu'il n'en reste pas assez visiblement

dans les esprits pour suivre à la lettre

le "vivre ensemble", il a été décidé de joindre

une charte à la parole citoyenne déjà dispensée

dans les Etablissements d'enseignement primaire

et secondaire.

 

Nous osons tous croire que l'intelligence

sortira grandie de cette nouvelle exigence.

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 12:51

gordon-bio-1.jpg

 

En ce jour marquant le cinquantenaire

du discours de Martin Luther King,

 

saluons avec la même intensité humaine

le grand reporter afro-américain Gordon Parks,

auquel les Rencontres d'Arles consacrent

jusqu'aux feuilles mortes une rétrospective

on ne peut plus forte.

 

Armé d'un Voigtländer Brillant, acheté d'occasion

à Seattle, l'intermédiaire fidèle de la communauté

noire n'eut de cesse en effet d'agir vite et bien,

comme d'ouvrir quelques brèches, à l'image

de cette photographie "American Gothic",

 

saisissant sur le vif, en août 1942, dans un bureau

de Washington, Ella Watson, une femme de ménage,

vêtue d'une robe à pois semblant vibrer avec

les étoiles du drapeau américain. Il ne saurait être

question d'une hiérarchie pour l'expression de la vie.

1-Gordon-Parks--American-Gothic--Ella-Watson--Washington--D.jpg

 

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 13:23

1071310_un-bateau-de-migrants-au-large-de-l-ile-italienne-d.jpg

Avec la foi en l'humain d'ici ou d'ailleurs,

j'ai relu aux heures creuses du voyage

le poète napolitain Erri De Luca :

 

"Notte di giorno quarto, cantilena di uomini

nel buio, a dondolo di mare, siamo un secchio

in un pozzo di stelle.

Sotto la tela fiati caldi ammalati, le donne

si dividino lo spazio, gli uomini fanno mucchio.

Il nostro Dio commanda di provar meraviglia

davanti a tutto quello che viene incontro a noi.

Lascia alla meraviglia un tempo, fino al sangue,

poi lascia fare a noi."

 

Ce qui nous donne, traduit par Danièle Valin :

 

"Nuit du jour quatrième, rengaine d'hommes

dans le noir, balancés par la mer, nous sommes

un seau dans un puits d'étoiles.

Sous la toile des souffles chauds malades,

les femmes se partagent l'espace,

les hommes s'entassent.

Notre Dieu commande de s'étonner face à tout

ce qui vient à notre rencontre. Il laisse

un temps à l'étonnement, jusqu'au sang,

puis il laisse faire à nous."

 

Une poésie criante de vie, à prolonger par

exemple avec Terraferma, que les élèves

de madame Monella avaient eu la conscience

de voir en octobre 2011 à Annecy, dans le cadre

du fameux Festival du film italien.

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 16:33

Le-casse-tete-des-colonies-de-vacances_article_popin.jpg

L'apprentissage de la vie en commun et

la découverte de soi prenaient autrefois

un tour joyeux avec les séjours chantés

par l'ami Pierre Perret.

 

Hélas, la crise est venue contrarier aussi

ce type de départ salutaire et l'évolution

de la société est loin d'épargner également

le sens du collectif...

 

Heureusement, les pouvoirs publics ont,

semble-t-il, pris conscience de l'enjeu majeur

(en termes d'égalité, de fraternité et de 

citoyenneté), qui préside à la relance de ces

"séjours collectifs de vacances pour mineurs".

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 06:33

nm-photo-224964.jpg

Crédits Photo : Nice Matin - Patrice Lapoirie

Eric de Montgolfier, l'ex-procureur de Chambéry,

de Valenciennes (où il entra dans le jardin

de la corruption du sport), de Nice et de Bourges

a le droit maintenant de tirer sa révérence.

 

Tout au long de sa carrière de magistrat,

il n'hésita jamais à jeter la première pierre

de la Justice à la face de l'immoralité publique.

 

Avec lui, le Parquet eut l'honneur de ne pas être

chancelant sur la piste de la Vérité.

Son regard d'aigle et ses airs de janséniste

intransigeant lui valurent plus d'une inimitié

(mais n'est-ce pas au nombre de ses ennemis

que l'on peut juger de la valeur d'un homme?).

 

Gilles Debernardi revient, en tout cas, pour

le Dauphiné libéré, sur une expression

de Stendhal particulièrement adaptée au choc

provoqué par son arrivée dans l'ancienne Capitale

des Ducs de Savoie : "Un coup de revolver

tiré dans un salon".

 

Reviendra-t-il couler ici les jours  de sa fin de vie?

Eric de Montgolfier ne condamne pas cette hypothèse

sans travail : "J'ai apprécié le décor, les pique-niques

en montagne, le marché du samedi matin à Chambéry..."

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