Comme Jean-Yves et Philippe, mes compagnons
de voyage, je me souviens que la Petite Sirène
n'avait pas fouillé nos bagages.
Nous venions d'arriver à Copenhague début
juillet 1982 et le camping rangé comme un seul
Viking derrière l'équipe d'Allemagne chantait
devant nos larmes tricolores...Là encore, rien
de méchant.
Mais aujourd'hui, alors que nous sommes jeunes
depuis plus longtemps, nous prenons un coup
de vieux en entendant comme un bruit de bottes
danoises. Dès février prochain, ouvrir les valises
des réfugiés, que l'exil fait déjà passer sous la toise,
devrait devenir la devise de cette petite terre d'accueil.
Comme l'étage supérieur de la forêt directement
influencé par le rayonnement solaire, nous ne
saurions rester de marbre devant l'arbre des valeurs
de la République, enraciné par le réseau Canopé.
Après les vacances et tout à la souvenance des
terribles événements de janvier et novembre 2015,
nous ne manquerons pas de rappeler à la fleur de
la vie qu'elle doit tenir la promesse des fruits.
Venu une nouvelle foi(s) à Grenoble pour la bonne cause
de l'éducation aux médias dans un environnement numérique,
et monsieur Guy Cherqui de rappeler l'outil à l'ordre de la
pédagogie, j'ai pris le temps de m'arrêter devant le Spectacle
des rues et des chemins.
Une affiche qui ne triche pas et qui renvoie les selfies
à leurs chères inaptitudes...
Tout cela nous ramène à la mission fondamentale de l'école
d'aujourd'hui, et je cite monsieur André Tricot : "Combler
les lacunes des apprentissages adaptatifs" (autrement dit,
donner du sens aux habiletés).
En somme, ne jamais renoncer à la rencontre de la culture
jeune et de la culture scolaire et faire ainsi en sorte, comme
le rappelle madame Nathalie Reveyaz, d'ouvrir la porte de
la conceptualisation à la croisée des représentations.
Après les résultats et les paroles du second soir
des élections, place aux compétences traduites
en actes dans les treize territoires régionaux.