Il fait de grands gestes,
sans un commencement de chanson.
Le gourou de semonce,
nous l’avons déjà vu à l’Histoire.
Au fond de la salle,
le fantôme d’un poète
ne lève plus le drap,
mordu jusqu’au sang
par une colonie de rats.
Il fait de grands gestes,
sans un commencement de chanson.
Le gourou de semonce,
nous l’avons déjà vu à l’Histoire.
Au fond de la salle,
le fantôme d’un poète
ne lève plus le drap,
mordu jusqu’au sang
par une colonie de rats.
Tout blanc, tout beau,
il n’a peur de rien
sous le sein de sa mère.
Le ciel n’est pas près
de lui tomber sur la tête ;
la guillotine non plus,
assurent amoindris
Louis XVI et Danton,
justes au-dessus.
Le landau roule
sur les pierres,
amasse de la mousse.
Lionel n’écarquille
plus les yeux,
comme une coquille
au vent sentencieux.
Figure de proue d’un socialisme
bon teint, il aura fait mine d’ignorer,
à plus d’une plage de destin calme,
la montée du communautarisme.
Mais oublions l’angélisme
face à cette pieuvre ;
saluons-le pour l’ensemble
de son œuvre
et versons une larme
dans le sable qui nous alarme.