33 ans déjà. Au cimetière de Sanary.
Soleil de 11 heures. Mon père est attentif.
Mamy mérite que ma rose atterrisse bien
sur son cercueil. L'oncle de Normandie
ne s'embarrasse pas du même lien.
Il ne croit ni au Ciel ni au Jugement ;
explique-nous, Dédé, ton amour distant.
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Marie-Louise - Pascaloup de Savoie
Excuse-moi d'avoir nourri l'habitude du trépas de famille. L'oncle de Normandie se sera ingénié à nous maintenir distants. Qu'il t'ait adoptée n'aura rien changé ; l'un de l'autre, nous somme...
J'ai pris le train de nuit ;
une fille la met en veilleuse
pour le journal de Jane.
Un casque intégral me sert d'oreiller ;
je m'éteins sans morfler, l'être chanceux
des adieux arrangés comme jamais.
Il pleure dans les yeux
d’Isabelle. L’heure des adieux
de sa maman l’a prise de court
en longue preuve d’amour.
Le départ d’une mère,
c’est l’arrivée de l’enfer.
Mon petit frère et moi,
nous avons connu cet effroi.
Au plus triste, serrer le cœur
qu’Isabelle est seule à avoir.
L’amitié peut être un anti-douleur
pour l’attachement drapé de noir.
La France, c’est tous les Français
qui se demandent
ce qu’ils peuvent faire pour elle.
Parmi eux, les gouvernants.
Lors, qu’ils interrogent
la gabegie de l’énergie verte,
les flots de misère
déversés dans le déni
des sanglots de la terre,
les antennes sans relais
pour une partie du peuple,
l’effacement de la grimace nationale
à l’ardoise de Bruxelles...
Gonflée du deuil
de la pleine et entière souveraineté,
à l’Europe la bonne soupe ;
aux territoires, l’ivraie.
La défaite, en chantant
Le 13 mai 1976, lendemain
de verts brisés au comptoir
de la coupe aux grandes oreilles,
Saint-Étienne a entendu son renom
sur la plus belle avenue du monde ;
à l’encre des larmes, l’équipe
a signé moult autographes
à la ferveur de vivre ensemble
dans la politesse, en France.