Les temps modernes ont fait tomber
plus d'une petite gare dans les pommes.
Néant moins, prenons le chemin
de composter un verger.
Les temps modernes ont fait tomber
plus d'une petite gare dans les pommes.
Néant moins, prenons le chemin
de composter un verger.
Mon oncle Michel, grand admirateur
de Marcel Cerdan, mettait des pièces
dans une soucoupe pour gagner
le combat du réveil contre le sommeil.
Cette nuit, j'ai trouvé le même ressort
et notre Christophe Lemaitre a fait
sonner le bronze au bout de l'effort.
Au restaurant du Cygne,
il y a de la friture sur la ligne.
Super Nanny ne compte plus les ados
dont le langage se réduit à une émoticône.
Plongés dans leur écran favori, nos invités
(de marque) en viennent sans retenue
à télésnober l'amour qui les inonde.
Il y a des assiettes qui se perdent !
Mais ce menu en miettes n'est pas un canular.
Le plus difficile à table consiste à héberger
le soleil de la famille. Pour le nomade,
un nuage n'est pas le moins du monde fureteur ;
il laisse à la carte la ration du pirate.
Marc Madiot est loin d'être dans le faux quand
il confie au Dauphiné libéré : "Il ne se passe rien,
tout est devenu stéréotypé, une fois qu'une hiérarchie
s'est installée c'est fini, ils ont tous compris que Froome,
et son équipe surtout, cadenassai(en)t le bazar".
Aujourd"hui, devant la télé de mon père, le petit frère
de Gimo a tout de même écarquillé les yeux ; habité
par l'instinct du coureur qui n'écoute pas la peur d'un
directeur sportif, Romain Bardet a montré que le sommet
n'avait aucune vocation à être la propriété de Sky.
On ne serre pas la ceinture à une fière allure.