La France, maintenant, ne se voit
que par un seul temps clair,
en Corse quoi.
La grande armée pour suffrage
va rétablir la beauté qui se propage
dans le monde.
Elle sortira enfin de l’ère
des nabots qui tiennent les néons
de la rampe pour éclipser le soleil.
Et les crampes du peuple qui gronde
retourneront au passé plus lointain
que Bonaparte et Napoléon.
Sur le pont d’Arcole,
à perdre le sommeil
soûls de l’outre d’Éole,
on dansera le soir arrivé au matin.
Le train du retour de la France *
Les sanglots marchent tout seuls
dans la gare où le Parnasse
aiguille en cachette les cœurs.
Le chemin de fer leur montre
depuis dix ans la destination
qui prime sur la rencontre
des paysages de la Nation.
Compartiment non fumiste,
les voyageurs par une dernière nuit
d’hiver tendent leur titre de transport :
comment peut-il sentir encor
la lavande et le mimosa ?
Le contrôleur se ment à lui-même,
refuse de se faire l’avocat
de Bormes-les-Chrysanthèmes.
* Avec Maître Collard
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