Tu as eu de beaux yeux,
à regarder la mer
venir libérer ta terre.
Tu te plies aux cieux
du bunker, à la deviner
invasive, en pays seriné.
La terre écope
Nul besoin de lire
dans le cristal de madame Soleil
pour se résoudre à écrire
le faire-part de nuit.
Tant de vagues vont déferler
sur la France de souche
qu’elle nous deviendra familière
seulement à la fontaine du cimetière.
Tu tomberas toujours mal
Il nous est habituel de cracher
sur ta demande d’autographes.
L’ivraie résiduelle saura arracher
la lavande de ton épitaphe.
Éclipse de lacunes
Une nouvelle version
de toi, aigle d’anathème,
est en préparation.
Aux fiançailles, la vie
t’a délié. Ne prononce
pas de camisole définitive.
Dis seulement " Eli, Eli " ;
il te travaille, à la semonce,
pour rendre ta parole native.
Mistral off
Il est à marée basse,
chuchote-t-on à son envers.
L’étoile de sable
va prendre la mer.
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