François est chauffeur routier dans le civil ;
armé d'espérance, il prend l'avion pour Glasgow.
L'équipe de Saint-Étienne a bonne mine. Des poteaux
en travers de sa forge rendent la consécration fragile.
Le résumé date de trois ans,
mais il porte à développement.
Kenzo Kies, cheveux au vent
comme Hugo notre cher titan,
inspire bon nombre d'attaques
et tout connaisseur remarque
son sens du placement comme sa vision
du football. Il jouait alors pour Lyon.
Saint-Étienne ne s'y est pas trompé ;
sans meneur, point d'avenir ensoleillé.
À trois essoufflements de Bellevue,
une mémé qui tondait la pelouse de son jardin
(égalité, quand tu nous tiens)
m'a interpellé sur le mode taquin :
Monte ta gnôle jusqu'à Saint-Cassin,
tu ne trouveras nul ancien
pour dire que "ça ne casse rien".
Elle avait fichtrement raison,
les aînés ruraux ont vidé tout mon bidon.
Fort heureusement, frère Kristian,
pour être loin des coteaux du Layon,
n'en a pas moins pris le relais de Véronique.
Son élixir m'a redonné de la jouvence.
J'ai retrouvé par l'autre pente
la mémé et sa tondeuse encore fumante.