Au champ qui fait les foins
de ce monde, l'herbe des soins
est coupée sous le pied du poète.
On lui reproche d'être égoïste, ne souhaite
guère lire ce qu'il a puisé dans son cœur,
faute d'avoir épuisé l'étoile des lecteurs.
Au champ qui fait les foins
de ce monde, l'herbe des soins
est coupée sous le pied du poète.
On lui reproche d'être égoïste, ne souhaite
guère lire ce qu'il a puisé dans son cœur,
faute d'avoir épuisé l'étoile des lecteurs.
Un méchant doute me poursuit :
Pogacar fait-il route à l'eau de pluie ?
"Vous devriez mettre les pouces,
ne plus vous soucier d'être à l'index."
Je vais m'aguerrir, au doigt et à l'œil ;
moins d'attentes d'autrui dans mon regard.
Épuisé comme un ours en cage,
j'entends la voix de miel du printemps :
chasse ce qui te rend frêle ; prends ton courage
à deux griffes et le territoire de l'être étends.