Nous ne sommes pas au bout de la peine
que les Poilus ont pu vivre, d'autant qu'un
ami poète m'a fait découvrir le cri de l'un
d'entre eux :
"Cette fois, mon coeur, c'est le grand voyage ;
Nous ne savons pas quand nous reviendrons.
Serons-nous plus fiers, plus fous ou plus sages ?
Qu'importe, mon coeur, puisque nous partons !"
Cet extrait appartient au poème que la mère
de Jean de La Ville de Mirmont trouva sur sa
table de travail ; il lui vouait une telle dévotion
qu'il partit au front, la fleur de la confiance
au fusil. Puisque sa mère existait, il était hors
de question que la mort rencontre son corps
et son esprit...
Les derniers mots du poète dans la tranchée
de première ligne furent : "Maman, maman !"
la signature de Jean de La Ville de Mirmont / Source : Wikipédia.
Le passé éclairant plus que jamais le présent
et l'avenir, profitons de la ressource que le
petit journal des profs vient de mettre en
première ligne.
Tous les noms du monument sont des officiers pour les vivants.
En Savoie et ailleurs, le centenaire de la Grande guerre
bat son plein de mémoire. Votre blogueur et documentaliste
se souvient avec émotion que son grand-père maternel Victor
fût aussi un Poilu à la jeunesse tranchée et continue ainsi
d'enrichir le fonds dédié à l'Histoire :
nos jeunes visiteurs pourront donc consulter la collection
des Journaux de guerre (le numéro 12 se fait l'écho
de la voie pacifiste) ou le hors-série que Géo Ado
vient de consacrer à ces 4 terribles années.
En voyage à Paris dès le 10 novembre, les citoyens
de 4A auront également à coeur de raviver la flamme
du soldat inconnu.