La faculté que l'homme a d'oublier
fait "atchoum" au coeur mais, hier
soir à la gare d'Arte, l'histoire d'Hatchi
a réchauffé plus d'un voyageur.
La faculté que l'homme a d'oublier
fait "atchoum" au coeur mais, hier
soir à la gare d'Arte, l'histoire d'Hatchi
a réchauffé plus d'un voyageur.
Dans le quartier de 2014, il n'aura pas toujours
fait bon vivre, mais souvenons-nous que les signes
sauvages donnent du caractère aux livres...
Pour être ainsi lié à son époque, un écrivain n'en est
pas moins doué de distance ; il en devient visionnaire,
si bien que l'imagination ajoute du nerf à la réalité.
Un mystère capital, que Patrick Modiano incarne,
depuis sa lecture des annuaires de Paris...
Il fut un temps où chaque vendredi
rue Jules Ferry chez maman revenait
pour mon frère et moi à guetter
le klaxon du père...
Dans sa voiture, le temps d'une heure,
nos coeurs de famille décomposée
entendaient battre le monde auquel Jacques
Chancel donnait de si grandes ondes...
Nous ne sommes pas au bout de la peine
que les Poilus ont pu vivre, d'autant qu'un
ami poète m'a fait découvrir le cri de l'un
d'entre eux :
"Cette fois, mon coeur, c'est le grand voyage ;
Nous ne savons pas quand nous reviendrons.
Serons-nous plus fiers, plus fous ou plus sages ?
Qu'importe, mon coeur, puisque nous partons !"
Cet extrait appartient au poème que la mère
de Jean de La Ville de Mirmont trouva sur sa
table de travail ; il lui vouait une telle dévotion
qu'il partit au front, la fleur de la confiance
au fusil. Puisque sa mère existait, il était hors
de question que la mort rencontre son corps
et son esprit...
Les derniers mots du poète dans la tranchée
de première ligne furent : "Maman, maman !"
la signature de Jean de La Ville de Mirmont / Source : Wikipédia.