Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Pascaloup de Savoie
  •  Pascaloup de Savoie
  • : Fenêtre ouverte sur le monde, à plus d'un titre : poésie, sport, maîtrise de l'information...
  • Contact
1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 13:07

 vignette_albert_herter_copie.jpg

Le départ des Poilus, gare de l'Est - Paris / Albert Herter.

 

Aujourd'hui, dans l'ensemble des Communes de France,

sur le coup de 16 heures, les oreilles et les coeurs

en paix vont être appelés sur le front de la mémoire.

 

La Grande guerre n'appartient pas à "jadis

et naguère", elle appartient à notre présent.

 

La presse écrite, la Bibliothèque nationale,

l'ont si bien compris qu'elles nous offrent

dès cette semaine des Journaux de guerre,

qui restituent admirablement l'atmosphère

de cette frêle époque.

 

Dans le premier numéro de cette collection

qui en comprendra 52 et que nous mettrons

bien entendu à la disposition des utilisateurs

du CDI, figure notamment l'affiche déjà rouge

de sang de l'ordre de mobilisation générale

(9345 victimes, tel sera le lourd tribut de Savoie).

 

Notre attention ne saurait également déserter

à la lecture du numéro 3758 de l'Humanité,

daté du samedi 1er août 1914, annonçant

l'assassinat de Jean Jaurès, la veille au café

du Croissant.

 

Le Président de la République, Raymond Poincaré,

s'était fendu aussitôt d'une lettre à la veuve de l'homme

qui trouva toute sa vie le "courage d'aller à l'idéal et de

comprendre le réel" :

 

Madame,

J'apprends l'abominable attentat dont votre mari a été

la victime. Jaurès avait été souvent mon adversaire ;

mais j'avais une grande admiration pour son talent et son

caractère, et à une heure où l'union nationale est plus

nécessaire que jamais, je tiens à vous exprimer les sentiments

que j'avais pour lui. Je vous prie, madame, de croire dans le

deuil qui vous frappe, à ma profonde et respectueuse sympathie.


Partager cet article

Repost0

commentaires